Afghanistan: l’année 2019 a déjà fait trop de victimes parmi les travailleurs humanitaires


La situation sécuritaire reste critique pour les travailleurs humanitaires en Afghanistan, victimes de nombreuses attaques. En mai 2019, Première Urgence Internationale a été touchée par une attaque explosive mortelle. L’ONG poursuit ses activités dans la région de l’est du pays, mais réaffirme, comme l’ensemble de la communauté humanitaire mondiale, la nécessité urgente de protéger et faciliter l’aide humanitaire dans le pays.

Travailleurs humanitaires

Un médecin de Première Urgence Internationale, dans la province du Nangarhar. © Première Urgence Internationale, 2017.

Le 10 juillet dernier, le Bureau de la coordination des Nations Unies aux affaires humanitaires (OCHA) a publié une déclaration. Ainsi, l’objectif est de déplorer la situation sécuritaire des travailleurs humanitaires en Afghanistan. Tobi Lanzer a affirmé,  « Je suis profondément préoccupé par les trois attaques distinctes survenues entre le 6 et le 9 juillet. Elles ont causé la mort de cinq professionnels de la santé employés par des organisations non-gouvernementales » . Ainsi, le coordinateur OCHA aux attaques des services de santé en Afghanistan, a rappelé que « L’Afghanistan est l’un des conflits les plus meurtriers du monde. Et toutes les parties engagées devraient protéger et faciliter l’action des travailleurs humanitaires, en particulier ceux qui travaillent dans le domaine de la santé. »

Au mois de mai, les équipes de Première Urgence Internationale ont également été victimes d’une attaque mortelle, sur une de leurs cliniques mobiles. Le véhicule transportait six passagers. Il était en chemin pour prodiguer des consultations et soins de santé aux communautés locales. Lorsqu’il a été touché par la déflagration d’un engin explosif. Le chauffeur du véhicule a perdu la vie à la suite de ses blessures.

Protéger les travailleurs humanitaires

Selon l’OCHA, à ce jour, en 2019, 77 travailleurs humanitaires ont déjà été tués, blessés ou kidnappés dans le pays. Sur toute l’année 2018, le nombre était de 76 travailleurs humanitaires tués, blessés ou kidnappés. Il faut savoir que « La loi humanitaire internationale oblige toutes les parties des conflits à protéger les travailleurs humanitaires. Ainsi que les travailleurs de la santé, et leurs infrastructures. Là où cela n’a pas été respecté, des enquêtes doivent être menées. Et les auteurs des faits devront répondre de leurs actes devant la justice », annonce Tobi Lanzer.

Au moment où des discussions se poursuivent concernant un possible processus de paix en Afghanistan. Première Urgence Internationale réaffirme son adhésion aux principes d’humanité, de neutralité, d’impartialité et d’indépendance. L’ONG condamne fermement toutes les attaques commises contre des travailleurs humanitaires désintéressés. Ces derniers travaillent au quotidien dans des conditions humanitaires difficiles, et dans un contexte d’insécurité.

Cette situation n’empêchera pas les équipes de Première Urgence Internationale de poursuivre leur action dans le pays.  L’ONG intervient en Afghanistan depuis 1980, et continue à concentrer ses efforts sur cette crise humanitaires complexes, dans l’un des pays les plus pauvres du monde.

 

La déclaration d’OCHA du 10 juillet 2019 peut être téléchargée sur ce lien (in English).

Mise à jour du 18 juillet 2019 :
Communiqué de presse à l’initiative de l’ACBAR et de plusieurs organisations travaillant en Afghanistan : NGOs call for protection of civilians, aid workers, and their facilities

Comment sont utilisés vos dons ?

StatsChaque année, Première Urgence Internationale affecte l’essentiel de ses ressources aux programmes qu’elle déploie sur ses différents terrains d’intervention et seulement 0,5% à la recherche de fonds. Vos dons sont essentiels.

Reprendre en main son destin !

Vos dons sont les garants de notre liberté d’action. Ils nous permettent de venir en aide aux populations affectées par des crises oubliées qui ne retiennent l’attention ni des médias, ni des bailleurs de fonds institutionnels. Les sommes collectées constituent ainsi les fonds propres de l’association, lui donnant une autonomie d’action et une réactivité accrue.
Faire un don