Première Urgence Internationale à la conférence de Bruxelles III


Première Urgence Internationale a participé à une conférence sur la crise syrienne tenue à Bruxelles du 12 au 14 mars. Organisé par l’Union Européenne et les Nations Unies, cet événement visait à « soutenir le peuple syrien et mobiliser davantage la communauté internationale ». Parmi 500 participants, les ONG humanitaires ont pu réaffirmer leur positionnement dans la région et les principes guidant leur action.

Neuf années de crise aux conséquences humanitaires dramatiques

Alors que le conflit entame sa neuvième année, on dénombre aujourd’hui plus de 5,6 millions de réfugiés syriens. Les pays limitrophes en accueillent la majorité, bien souvent dans des conditions précaires. Les déplacés internes représentent 6 millions de personnes. 83% d’entre eux vivent en situation d’extrême-pauvreté d’après l’ONU. Parallèlement aux discussions sur une solution politique, « Première Urgence Internationale, aux côtés des autres ONG présentes, voulait porter un message. Il s’agit de ne pas oublier pas les besoins humanitaires qui sont énormes. La vulnérabilité qui en découle pour des millions de personnes représente un véritable défi. » a déclaré Olivier Routeau, directeur des opérations de Première Urgence Internationale, présent à la conférence de Bruxelles III.

Première Urgence Internationale intervient au cœur de la crise syrienne

Nos équipes sont présentes dans la région depuis le début de la crise. Et ce en Syrie ainsi que dans plusieurs pays limitrophes : Kurdistan irakien, Liban, puis Jordanie à partir de 2013. Notre action a pour seuls critères la vulnérabilité et les besoins humanitaires des populations affectées, aussi bien physiques que psychologiques. Notre travail s’effectue en vertu d’une stratégie intégrée visant à répondre de manière cohérente à l’ensemble de ces besoins. « Ce travail d’accompagnement auprès des personnes déplacées et réfugiées dans plusieurs pays donne à notre association une bonne vision d’ensemble des besoins et des problèmes rencontrés par ces populations aujourd’hui. » rappelle Valentine Adolphe, responsable de la crise syrienne chez Première Urgence Internationale.

Valentine Adolphe, responsable de la crise syrienne chez Première Urgence Internationale

Soutenir une action humanitaire neutre, impartiale et indépendante

Cette conférence fut également une opportunité pour les ONG humanitaires de porter un message auprès des différentes parties prenantes. Et notamment afin de rappeler la nature de leur engagement et de réaffirmer les principes du droit international humanitaire.

Comme d’autres, nous tenons à indiquer que les engagements internationaux liant les États en matière d’aide humanitaire sont unilatéraux. Le non-respect de ses engagements par un État ne peut permettre à un autre de se dédire des siens. En outre, l’action humanitaire ne doit pas servir des objectifs politiques mais répondre aux besoins des populations les plus vulnérables. C’est en ce sens que nous réaffirmons notre opposition à toute politisation de l’aide humanitaire. Le cœur de notre travail se poursuit à deux niveaux. Premièrement, répondre aux situations d’urgence. Deuxièmement, aider les gens à reconstruire leur vie. « Nous rappelons aux États qu’ils ne peuvent utiliser l’action humanitaire à des fins politiques. », déclare Valentine Adolphe.

Sur la question des potentiels retours de certaines personnes en Syrie, nous appelons à ce qu’ils ne soient pas forcés. « Si l’on constate des retours, ceux-ci doivent être accompagnés. En revanche, l’aide humanitaire doit continuer d’être apportée à l’intérieur et à l’extérieur de la Syrie. Chaque démarche de retour doit être faite en toute liberté. L’aide humanitaire ne peut être utilisée pour inciter de manière directe ou indirecte les populations réfugiées à retourner en Syrie. », conclut Olivier Routeau.

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