Médecin dans le sud de l’Irak, des journées qui ne se ressemblent pas


Docteur Taha Alaa est chargé de coordination santé dans le centre et le sud de l’Irak pour Première Urgence Internationale. Il nous raconte ses journées sur le terrain, des journées qui ne se ressemblent pas.

ouest de l'Anbar

« Une journée type ? Mais ça n’existe pas à Première Urgence Internationale », s’exclame le Docteur Taha Alaa en souriant, lorsque la question lui est posée. Docteur Taha Alaa est chargé de coordination santé dans le centre et le sud de l’Irak pour Première Urgence Internationale. Si ses journées débutent tous les jours à 8h précises, elles ne se ressemblent jamais. Pas de routine, et c’est ce qui satisfait le Docteur Taha Alaa, même si les défis à relever sont tous les jours conséquents. « Quand je me rends dans l’ouest de l’Anbar, je dois parcourir de longues distances avec un contexte sécuritaire assez compliqué. On trouve des engins explosifs improvisés placés parfois sur les routes ».

ouest de l'Anbar

Des villes très détruites et des engins explosifs improvisés

Docteur Taha décrit l’ouest de l’Anbar, la plus étendue et la plus à l’ouest des provinces irakiennes comme « un grand désert avec quelques villes éparses ».  En 2017, lorsque cette zone a été reprise à l’Etat Islamique, les autorités irakiennes ont trouvé des villes dévastées avec de nombreux engins explosifs improvisés cachés un peu partout. Première Urgence Internationale a conduit une évaluation des besoins fin 2017 dans la province. Docteur Taha faisait partie de l’équipe qui est allée sur le terrain : « Je n’oublierai jamais cette mission d’évaluation. Aucune infrastructure de santé n’était opérationnelle. Elles étaient détruites ou bien pillées. Les besoins en santé primaire et en santé mentale y sont considérables. C’est dans le ouest de l’Anbar que j’ai réalisé à quel point les populations dépendaient de nous, et à quel point nos activités sont indispensables ».

« J’aime me rendre sur le terrain, spécialement dans l’ouest de l’Anbar »

Docteur Taha travaille depuis deux ans à Première Urgence Internationale, ce qu’il préfère avant tout c’est se rendre auprès des personnes, sur le terrain : « J’aime vraiment aller sur le terrain, spécialement dans l’ouest de l’Anbar où je me sens très utile. Je préfère cette approche au travail de bureau ». Docteur Taha est aujourd’hui chargé de coordonner les aspects médicaux de la mission Irak dans le sud de l’Irak. Il procède à des évaluations d’équipes, forme et coordonne les rôles des membres de l’équipe médicale. « Dans l’ouest de l’Anbar, une clinique mobile composée de personnel médical se déploie dans des villages reculés, dans les zones non couvertes par les infrastructures de santé ».

ouest de l'Anbar

La ville de Ramadi, beaucoup plus paisible aujourd’hui

Avant de se concentrer sur les besoins dans toute la province de l’ouest de l’Anbar, Docteur Taha a beaucoup travaillé dans la ville de Ramadi, la capitale de cette province. « J’ai beaucoup échangé avec les Mokhtars, les représentants des communautés afin de comprendre les besoins et de pouvoir accéder aux populations. J’ai effectué beaucoup de formations médicales ». L’Etat Islamique a quitté Ramadi il y a deux ans. La ville de plus de 350 000 habitants se reconstruit peu à peu et retrouve sa tranquillité. « Ramadi est beaucoup plus paisible pour les habitants ».

17h, fin de la journée pour Docteur Taha

A 17h, Docteur Taha termine sa journée. « A ce moment, j’aime partager un moment avec mes collègues. L’ambiance est agréable et ça permet de se détendre, de partager tout ce qu’on a pu vivre dans la journée avant de rejoindre la famille et les proches. C’est important ».

Comment sont utilisés vos dons ?

StatsChaque année, Première Urgence Internationale affecte l’essentiel de ses ressources aux programmes qu’elle déploie sur ses différents terrains d’intervention et seulement 0,5% à la recherche de fonds. Vos dons sont essentiels.

Reprendre en main son destin !

Vos dons sont les garants de notre liberté d’action. Ils nous permettent de venir en aide aux populations affectées par des crises oubliées qui ne retiennent l’attention ni des médias, ni des bailleurs de fonds institutionnels. Les sommes collectées constituent ainsi les fonds propres de l’association, lui donnant une autonomie d’action et une réactivité accrue.
Faire un don