«Nous ne savons pas ce qui va se passer et tout dépend d’une résolution politique»


Ben Gates a travaillé neuf mois en tant qu’expert en protection dans le Territoire palestinien occupé. Sa mission principale : soutenir l’intervention de Première Urgence Internationale dans cette zone. Un défi dans un pays où le contexte politique a un impact immédiat sur la situation humanitaire des Palestiniens.

Des ouvriers construisent un mur près de l'école Jaloud

La situation humanitaire en Palestine, un défi politique

« J’ai passé 4 ans au Myanmar où les enjeux géopolitiques ont un impact sur les conditions de vie des populations mais de manière complètement différente qu’en Territoire palestinien occupé. En effet, la situation humanitaire en Palestine est directement liée au contexte politique. Ce n’est pas un contexte traditionnel. Les 50 ans d’occupation militaire israélienne entraînent des violations des droits humains au quotidien. Par exemple, il y a de l’eau dans le pays mais dans certaines zones, les populations ne peuvent pas y accéder librement. On les bloque pour atteindre des points d’eau qui leur ont été parfois confisqués. Ces difficultés d’accès concernent également les territoires agricoles. Certains agriculteurs sont physiquement bloqués par les colons ou l’armée israélienne pour atteindre leurs propres terres. Le blocage peut être physique, parfois violent. Il peut se traduire sous forme de harcèlement et d’intimidation.

Retrouver l’autonomie

Première Urgence Internationale intervient pour améliorer la situation humanitaire en Palestine. Nous travaillons avec les communautés pour aider les populations concernées à retrouver l’accès à leurs biens ainsi que l’autonomie. Mais c’est un travail de longue haleine. En effet, il arrive que ce que nous réalisons, un jour, dans un village soit endommagé ou détruit par les colons ou confisqué par l’armée israélienne le lendemain. Le problème, c’est le long-terme. Nous ne savons pas ce qui va se passer et tout dépend d’une résolution politique. Il faut prendre en compte cette problématique dans nos programmes.

Flammes dans un champ après une attaque

L’officier de protection pour améliorer la réponse humanitaire

Mon rôle en tant qu’officier de protection a donc été de conseiller la mise en place d’une réponse encore plus efficace dans ce contexte. Basé à Ramallah, je visitais fréquemment les bureaux de Première Urgence Internationale de Gaza et Naplouse pour travailler avec les équipes terrain. Je collecte des données du terrain, analyse la situation, rencontre différents acteurs sur place, les autres organisations présentes et les communautés. Ensuite, j’évalue et je donne mon avis. J’avais un objectif principal en tête durant toute ma mission : améliorer la situation humanitaire en Palestine. Le but : qu’ils accèdent à leurs terres, de l’eau, l’électricité librement.

Toucher encore plus de populations

Je suis très impressionné par le travail de Première Urgence Internationale dans le pays. Les équipes dans la bande de Gaza interviennent dans la zone dite d’accès restreint, l’ARA, un territoire où la liberté de circulation des Palestiniens est limitée par le gouvernement israélien. C’est une zone dangereuse où il est compliqué de travailler. Première Urgence Internationale y travaille au quotidien et grâce à l’appui des communautés depuis 2009. Nous sommes bien acceptés. Maintenant, il faudrait toucher encore plus de populations. C’est l’objectif suivant, quel que soit le scénario dans le pays. »

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