Haïti : Plus d’un an après le passage du cyclone Matthew, les besoins restent considérables


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Communiqué de presse

Paris, le 29 Novembre 2017 – Depuis le passage du cyclone Matthew le 4 octobre 2016, la population Haïtienne de la Grand’Anse reste soumise à des conditions de vies difficiles. Des quatre départements sinistrés, celui de la Grand’Anse, où la population vit principalement de l’agriculture, a été l’un des plus durement touché. Plus d’un an après cette nouvelle catastrophe, les besoins non couverts de la population restent énormes.

Une partie de la population livrée à elle même

En octobre 2016, le passage de l’ouragan Matthew a ravagé les départements du Sud, des Nippes et de la Grand’Anse. Pour les sinistrés de l’Ouragan Matthew, un an après le passage du cyclone l’urgence perdure. Une partie de la population, notamment dans le Sud et dans la Grande Anse, reste inaccessible. Le cyclone aurait détruit selon le Programme Alimentaire Mondial plus de 80% des récoltes mais aussi des moyens de production, aggravant l’insécurité alimentaire qui règne dans le pays. La quasi-totalité des maisons a été détruite laissant des milliers de personnes dans des abris provisoires, sans accès à l’eau potable et à des conditions d’hygiène décentes.

Dans le département de la Grand’Anse où intervient Première Urgence Internationale, plus de 60% de la population n’a toujours pas accès à l’eau potable mais le premier besoin exprimé par la population est celui d’un abri. Aujourd’hui, près d’un million de personnes vivent encore dans des abris de fortune. «La population Haïtienne a besoin qu’on l’aide à construire des abris durables capables de résister aux prochains tremblements de terres ou cyclones », souligne Adeline Benita, cheffe de mission en Haïti pour Première Urgence Internationale.

Grande Anse : Première Urgence Internationale reste mobilisée

Dès la fin de l’année 2016, les équipes de Première Urgence Internationale ont mis en place une première réponse d’urgence en participant à la réhabilitation d’un centre de santé avec une unité de traitement de choléra, d’un dépôt de chlore et de sept impluviums communautaires. Trois points de réhydratation orale ont également été mis en place et des kits d’hygiène distribués en parallèle d’activités de sensibilisation et de promotion à l’hygiène.

En 2017, avec le soutien de la DG ECHO, Première Urgence Internationale est restée mobilisée auprès des populations les plus vulnérables.

L’accès à l’eau potable a été amélioré par la distribution de filtres aux ménages et par la réhabilitation de cinq systèmes d’adduction en eau potable (SAEP) et de trois points d’eau communautaires ; ces actions ont été complétées par un suivi des ménages et des activités de prévention.

En parallèle, Première Urgence Internationale a soutenu les différentes campagnes agricoles tout au long de l’année par le biais de formations et de distributions de semences maraîchères et vivrières et par une assistance alimentaire via un système de distribution monétaire afin d’aider les ménages soutenus en attendant les premières récoltes.

Enfin, l’accès à un abri durable et résistant aux contraintes cycloniques et sismiques propres à Haiti est assuré à travers la distribution des matériaux nécessaires et par la formation des populations sur les normes et techniques permettant la construction d’abris résistants. Cet appui permet notamment d’assurer la protection des personnes et des biens de populations régulièrement touchées par les séismes et les cyclones.

Des fonds toujours insuffisants

Face aux besoins de la population qui restent considérables, les financements disponibles sont beaucoup trop faibles. En effet, les moyens financiers alloués à Haïti ne permettent pas de répondre aux besoins de base de l’ensemble de la population. Bien qu’Haïti ne fasse plus la Une de l’actualité, la situation humanitaire demeure préoccupante dans ce pays fortement exposé aux risques de catastrophes naturelles.

A propos de Première Urgence Internationale

Première Urgence Internationale est une organisation non gouvernementale de solidarité internationale, à but non lucratif, apolitique et laïque, dont la vocation est de défendre les droits fondamentaux de la personne, tels que définis dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Notre objectif : permettre aux populations de recouvrer durablement autonomie et dignité. Nos équipes se mobilisent au quotidien pour couvrir les besoins fondamentaux des victimes civiles mises en péril, marginalisées ou exclues par les effets de catastrophes naturelles, de guerres et de situations d’effondrement économique. Ainsi, nous intervenons dans des domaines complémentaires tels que la santé, la sécurité alimentaire, la nutrition, la réhabilitation et la construction d’infrastructures, l’accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement, la relance économique, l’éducation et la protection. Première Urgence Internationale porte assistance à plus de 6 millions de personnes à travers 21 pays situés en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient et en Europe.

Plus d’informations sur : www.premiere-urgence.org

Contact presse

Sophie Odeh – sodeh@premiere-urgence.org – 01 55 66 99 66

 

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