Bangladesh : Une histoire de succès sur l’engagement communautaire


Au cours des deux dernières années, le camp de Kutupalong, qui existait auparavant, est passé de 30 000 à plus de 600 000 réfugiés1. Même si les besoins primaires sont toujours présents, les personnes – en particulier les personnes âgées, les femmes, les jeunes et les personnes handicapées – présentent des besoins différents qui ne sont pas satisfaits.

Arrivée dans le quartier de Cox’s Bazar, au sud du Bangladesh, Première Urgence Internationale a d’abord développé son activité de gestion de camp de réfugiés Rohingya. Depuis fin 2017, les équipes mettent en place des actions pour améliorer les conditions de vie dans le camp.

Un projet mené par la communauté

Dans le camp 19 (division administrative du méga-camp), durant l’été 2019, Première Urgence Internationale a créé différents comités, chargés de représenter différents secteurs de la population (hommes, femmes, jeunes et personnes handicapées), afin d’identifier les problèmes spécifiques auxquels ils sont confrontés et trouver des moyens de les résoudre, ainsi que d‘impliquer la communauté dans l’évaluation de leurs besoins.

En août, l’organisation a commencé à discuter de la possibilité de lancer un projet axé sur la communauté. Première Urgence Internationale a décidé d’avoir des discussions initiales avec le premier comité de jeunes qui venait de se former, un total de 63 jeunes Rohingyas des quatre blocs du camp 19, afin d’autonomiser les gens de la communauté à travers la conception et réalisation d’un projet de leur choix.

« Les discussions initiales ont soulevé de nombreuses idées, telles que la création d’une bibliothèque ; un club de sport pour les jeunes ou la création d’un projet de subsistance. Tout en parlant de ce qu’ils aiment faire pendant leur temps libre, les participants ont mentionné le fait de se retrouver avec des amis et jouer au football », explique Rahi Rahatil, chef d’équipe de l’engagement communautaire.

«Lorsque la vie dans un camp devient une vie quotidienne, il faut créer un réseau, se connecter avec les personnes et recommencer à penser à son propre avenir» poursuit-elle.

Le tournoi de football

Cependant, le camp 19 n’avait pas de terrain de football approprié à l’époque, et la communauté hôte demandait souvent de l’argent aux jeunes pour leur permettre de jouer sur leurs terres. «C’est comme ça que l’idée d’un terrain de football officiel pour le camp est née», explique Clémentine Bessade, chef de projet Support de la Gestion du Site pour Première Urgence Internationale.

Les bénévoles2 de l’engagement communautaire, Romiz, Nojir, Ataur, Noyon, Shoaib et Jalal, ont soutenu et guidé les membres du comité des jeunes pour délimiter le terrain, installer des drapeaux d’angle, créer des poteaux de but, décorer le terrain et installer une tente pour que le public puisse regarder le match en se protégeant du soleil.

Le match final

« Le tournoi de football a été un succès », explique Clémentine. « Toutes les contributions et suggestions des membres du comité ont été prises en compte et respectées du début à la fin du projet communautaire. Tous les membres étaient très engagés et motivés dans la réalisation du projet et dans l’organisation du tournoi, jusqu’au match final ».

Le dernier jour du match, une grande foule s’est rassemblée sur le terrain de football. Les partenaires et les participants de tous les comités du camp ont assisté au match. Une cérémonie de remise des prix a été organisée, ce qui a représenté une fin très joyeuse du tournoi. «C’était aussi très inspirant et passionnant pour les enfants présents ce jour-là ».

Le camp 19 compte désormais 4 équipes de football officielles et entièrement équipées pour chaque bloc. De plus, le comité des jeunes fonctionne et est désormais habilité sur le terrain. Il peut donc organiser des matchs de football et des entraînements par lui-même, au profit de la communauté.

 

© Clémentine Bessade/Première Urgence Internationale.

1 613270 habitants à Kutupalong et 914998 vivant dans des camps à Cox Bazar, rapport de situation de l’ISCG sur la crise des réfugiés, décembre 2019.

2Les bénévoles sont des personnes vivant dans les camps et impliquées à long terme pour soutenir les activités des ONG

Ce projet a été réalisé avec le soutien de l’Organisation Internationale Pour les Migrations (IOM).

Vous pouvez supporter les actions en Bangladesh de Première Urgence Internationale en vous engageant ou en faisant un don. 94% des dons sont alloués à nos missions sur le terrain. De plus, cela vous donne droit à une réduction d’impôt de 75% du montant de votre don. Au-delà de 530€, la réduction va jusqu’à 66%.

Comment sont utilisés vos dons ?

StatsChaque année, Première Urgence Internationale affecte l’essentiel de ses ressources aux programmes qu’elle déploie sur ses différents terrains d’intervention et seulement 0,5% à la recherche de fonds. Vos dons sont essentiels.

Reprendre en main son destin !

Vos dons sont les garants de notre liberté d’action. Ils nous permettent de venir en aide aux populations affectées par des crises oubliées qui ne retiennent l’attention ni des médias, ni des bailleurs de fonds institutionnels. Les sommes collectées constituent ainsi les fonds propres de l’association, lui donnant une autonomie d’action et une réactivité accrue.
Faire un don