« La gratuité ciblée est la meilleure solution pour soigner les populations vulnérables »


A Bangui, capitale de la République Centrafricaine, Première Urgence Internationale développe un programme de soutien aux services de santé. Plus de 50% de la population du pays estimée à 5 millions d’habitants est jugée dépendante de l’aide humanitaire, en particulier pour les services de santé.

Un enfant bénéficie de soins gratuits dans le cadre du programme de santé à Bangui

Sous la chaleur banguissoise, Herman Kpalou, responsable projet santé pour Première Urgence Internationale, salue chaleureusement le médecin-chef de la formation sanitaire de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale à Bangui, puis l’ensemble des salariés du centre présent. Ici, c’est « M. Herman » pour tout le monde.

« Cela fait environ 20 mois que nous soutenons ce centre, l’objectif est de s’assurer qu’un minimum d’activités de santé soient pratiquées ici, que le centre soit fonctionnel et assure le référencement dans les hôpitaux en cas de besoin. Nous faisons du soutien matériel, de la formation et du suivi. Cela va donc de l’approvisionnement de matériel médical et de médicaments à des formations sur les protocoles médicaux, en passant par des primes au personnel » explique Herman.

Assurer la gratuité des soins

« Première Urgence Internationale assure la couverture d’une partie des frais de fonctionnement » continue Frank Beltoum, le directeur du centre, « afin que celui-ci ne manque pas des fournitures de bases. Les équipes nous soutiennent aussi financièrement pour mettre en place la gratuité ciblée des soins. C’est la meilleure solution pour soigner les populations vulnérables. Ici, il s’agit par exemple des enfants de 0 à 5 ans » conclut le docteur.

un médecin local et les équipes de Première Urgence Internationale sur le terrain

Herman assure un tour complet du centre pour vérifier que les recommandations de Première Urgence Internationale sont appliquées, et continuer de divulguer des conseils d’hygiène ou des suggestions d’achat de matériel. Ce suivi régulier est important pour assurer une bonne relation avec le personnel des centres, améliorer la pédagogie et comprendre les besoins.

Le directeur du centre montre avec fierté l’incinérateur construit grâce au soutien de l’ONG : « avant nous brulions les déchets médicaux ici, dans ce trou, à même le sol ». Herman explique : « l’incinérateur est indispensable pour assurer une meilleure hygiène et gestion des déchets médicaux ».

L’espace de consultation pour la malnutrition, « une natte ici à l’ombre sous le manguier va être déplacée là-bas dans le bâtiment en construction. Ce sera nécessaire en saison des pluies ». Pointilleux, Herman finit sa visite en discutant avec le directeur de la possibilité d’ouverture d’une maternité dans le centre sur un nouveau projet en cours de développement. « Nous travaillons en concertation avec les autorités sanitaires, nos partenaires financiers et les centre de santé pour être le plus à même de répondre aux besoins constatés sur le terrain » conclut Herman. « Et cette coopération est indispensable pour le fonctionnement de notre centre » renchérit le directeur. De retour dans le véhicule de Première Urgence Internationale, après 45 minutes de visite, les équipes de Première Urgence Internationale se dirigent vers la deuxième visite du jour, le centre de santé du quartier de Yapélé, qui fait partie du même programme de santé.

Un projet développé avec l’aide financière du Fonds fiduciaire européen Bêkou.

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