Première Urgence Internationale lance une mission exploratoire au Burkina Faso


La situation sécuritaire au Nord du Burkina Faso continue de se détériorer. En décembre dernier, Première Urgence Internationale a envoyé une équipe en mission exploratoire dans le pays pour mieux comprendre les besoins prioritaires de la population.

« Le pays des hommes intègres »

Depuis 2016, l’intensification des conflits communautaires et des attaques terroristes au Nord du Mali ont pour effet d’étendre la crise aux territoires frontaliers du Niger et du Burkina Faso.

Le Burkina Faso, littéralement traduit par « le pays des hommes intègres », est touché par la crise malienne. Notamment au Nord, dans la région du Sahel, et à l’Est. La détérioration des relations inter-communautaires et du contexte sécuritaire dans ce pays l’expose à une déstabilisation inédite.

La situation humanitaire au Burkina Faso

Classé 185 sur 188 en terme d’Indice de Développement Humain (IDH)*[1], la situation humanitaire s’est aggravée dans le pays durant ces derniers mois. En effet, le Burkina Faso est sujet à des crises alimentaires et nutritionnelles récurrentes. On constate aussi une recrudescence des catastrophes naturelles (inondations, sécheresse, et vents violents). En 2018, plus de 954 300 personnes sont en besoin urgent d’assistance alimentaire. Il y a une augmentation de 271 % par rapport à 2017. Et 260 000 enfants présentent un risque de malnutrition aiguë sévère.

Enfin, à cause de l’instabilité des pays voisins,  plus de 24 000 maliens sont aujourd’hui réfugiés au Burkina Faso. 98% sont basés dans la province du Soum, région du Sahel, dans des camps formels ou sur des sites spontanés[2].

Un contexte qui ne cesse de se détériorer

Ce contexte et l’aggravation des attaques ont causé une forte perturbation. Notamment sur l’accès aux terres avec des effets sur la production de nourriture mais aussi sur les moyens de subsistance et l’accès aux marchés. Ainsi 3800 écoles ont fermé depuis le mois d’août. Des centaines de centres de santé ont également dû fermer leurs portes, ou ne sont plus fonctionnels.

Un État défaillant qui rend propice l’enrôlement des populations dans les groupes armés et l’augmentation de la petite délinquance dans le nord du pays. Le contexte sanitaire ne cesse de se détériorer. Ce qui a pour principales conséquences des ruptures de stocks de médicaments, un manque de suivi santé pour les femmes enceintes, ou encore des enfants atteints de malnutrition. Parfois, la seule solution pour les familles est de partir. Plus de 47 000 Burkinabés ont pris cette décision en décembre.

Première Urgence Internationale développe une approche régionale

L’objectif de Première Urgence Internationale est d’apporter une réponse à des problématiques interconnectées sur les 3 pays : Mali, Niger et Burkina Faso.

Première Urgence Internationale base sa stratégie d’intervention sur sa capacité à s’adapter à un contexte très instable. Mais aussi de diversifier ses activités sur ses zones d’intervention selon les besoins exprimés par les populations, et élaborer une approche commune sur trois territoires concernés par les mêmes problématiques de fond. En respectant toutefois des spécificités géographiques, et socioculturelles bien distinctes.

 

[1] Indice défini par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD)

[2] Données UNHCR, Octobre 2018

 

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