Les villages de Travneve et Gladosove ont besoin d’assistance humanitaire en Ukraine


Des membres de l’équipe de Première Urgence Internationale se sont rendus dans les villages de Travneve et de Gladosove, le 18 juillet dernier, afin d’évaluer les principaux besoins des résidents locaux suite au conflit qui dure depuis maintenant cinq ans dans l’est de l’Ukraine. Après plusieurs entretiens, il est évident que les habitants de ces villages ont besoin d’une aide humanitaire. Découvrez leur histoire.

Carte de l'assistance humanitaire en Ukraine

Une situation difficile près de la ligne de contact

Les villages jumeaux de Travneve et Gladosove sont situés à proximité de la ligne de contact. Fin novembre 2017, les forces armées ont repris le contrôle de ces deux sites. Cependant, la situation de leurs habitants reste très difficile. Avec quatre-vingt-quatre résidents à Travneve et trente-sept à Gladsove, ces habitants ont besoin d’assistance humanitaire en Ukraine.

D’abord, aller dans ces deux villages est un gros défi. En effet, dès qu’il pleut, les coulées de boue rendent les routes complètement impraticables. Les voitures peuvent être exposées à de fréquentes crevaisons à cause des résidus de combustion du charbon qui recouvrent certaines parties des routes.

Ensuite, l’eau qui provient des deux seuls puits de Travneve n’est pas potable. Le pain et les autres produits alimentaires sont livrés deux fois par semaine -les lundis et mercredis-. Il en va de même pour les transports en commun qui peuvent être utilisés uniquement les mardis et vendredis.

Les coupures de courant sont elles aussi très fréquentes. Parfois, les habitants sont obligés de passer des jours entiers à attendre que l’électricité soit rétablie. En attendant, ils utilisent des bouteilles de gaz précieuses et coûteuses.

Enfin, les habitants de Travneve et de Galdosove se plaignent d’un grave manque de services de santé – électrocardiogramme, échographie médicale, consultations des médecins– qui sont pourtant nécessaires. L’équipe du Comité international de la Croix-Rouge se rend dans les villages une fois par mois. Cependant, un soutien supplémentaire est nécessaire pour répondre aux besoins des habitants.

De plus, les villages sont pris au piège des hostilités chaque nuit. Le seul établissement de santé de Travneve est exposé aux tirs la nuit tombée.

Des populations menacées

Inna, une des habitantes de Travneve, nous montre des images de sa cour où un obus non explosé a atterri un jour. Selon elle, sa maison aurait été complètement détruite si la mine avait explosé.

Une autre habitante du village, Svitlana, une femme de quarante-cinq ans, s’occupe de sa mère alitée depuis quatre ans maintenant. En l’absence d’un accès fiable à l’eau, aux produits alimentaires et à l’aide médicale, Svitlana doit se débrouiller seule d’elle-même et de sa mère. Il va sans dire que le conflit ne cesse d’aggraver les conditions de vie précaires de ces deux femmes.
Ces cinq années de conflit ont laissé une empreinte dramatique sur la population. La santé mentale et le soutien psychologique font partie des problèmes les plus urgents à traiter par les ONG. Chaque nuit, les habitants de Travneve et de Gladosove doivent faire face à la mort.
Néanmoins, les résidents locaux restent résilients dans ces circonstances. Nombre d’entre eux accepteraient avec enthousiasme toute aide humanitaire qui contribuerait à résoudre leurs problèmes quotidiens.
Le cas de Travneve et de Gladosove n’est pas un cas inhabituel parmi les autres agglomérations situées le long de la ligne de contact. Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés[1] (HCR), un total de 400 000 personnes vivent actuellement dans la « zone grise » le long de la ligne de contact. 60% d’entre eux ont plus de soixante ans et 16 000 personnes sont alitées. 90% de la population totale est dépendante des retraites du gouvernement ukrainien. L’alimentation, les services de santé (pour lesquels la santé mentale et le soutien psychosocial sont d’une grande importance), l’eau, l’électricité et les transports en commun sont des besoins à satisfaire pour aider les population dans ces zones difficiles à atteindre.

Fournir une aide humanitaire en Ukraine

Première Urgence Internationale travaille en Ukraine depuis quatre ans. Elle fournit une assistance en matière de premiers secours aux checkpoints entre les zones contrôlées par le gouvernement et les zones non-contrôlées par le gouvernement, et soutient le système de santé situé à la ligne de front dans l’est de l’Ukraine.

Grâce à sa présence étendue sur le terrain et à la suite de son évaluation effectuée à Travneve et à Gladosove en juillet 2019, Première Urgence Internationale étudie différentes possibilités de soutien aux populations locales dans les domaines de la santé mentale et du soutien psychosocial, de l’assistance à la protection et de la préparation aux risques liés aux conflits. Le tout, en coordination avec d’autres acteurs.

En somme, l’objectif de la mission est d’améliorer les conditions de vie des résidents locaux et la résilience des communautés touchées par le conflit dans les localités et les zones difficiles à atteindre dans l’est de l’Ukraine.

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[1] https://www.ukrinform.ua/rubric-ato/2601250-oon-bilse-polovini-naselenna-siroi-zoni-na-donbasi-ludi-pohilogo-viku.html

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