Le système de santé, mal en point au Liban


Les soins médicaux au Liban sont chers et inaccessibles pour un grande partie de la population. Première Urgence Internationale intervient dans les centres de santé du pays pour permettre à la population hôte et aux réfugiés syriens présents dans le pays de recevoir des soins.

Soins médicaux au Liban

Les soins médicaux au Liban, bien trop chers pour la population

Le tarif moyen d’une consultation : 8 000 à 16 000 livres libanaises soit 4 à 9 euros environ. Une somme conséquente pour une grande partie des Libanais. Samia, mère de famille, qui patiente dans les couloirs du centre de santé, avec ses deux enfants confie : « C’est très difficile de sortir l’argent nécessaire même si mon mari et moi, jugeons qu’il est prioritaire de faire soigner notre fils qui a besoin d’un traitement régulier ». Les soins médicaux au Liban sont chers.

Dans les centres de santé au Liban, pays qui souffre d’un système de santé extrêmement privatisé, les consultations médicales sont payantes et trop chères pour la majorité des habitants. Beaucoup de Libanais ne cotisent pas à une assurance maladie, elle aussi coûteuse. Selon Rasha Al Askar, chargée de projet santé pour Première Urgence Internationale dans le sud du Liban : « Ce manque de moyens a un impact majeur sur la santé des Libanais. Par exemple, certains malades vont acheter directement des médicaments chez le pharmacien sans consulter de médecins pour éviter de payer une consultation ».

Première Urgence Internationale développe un projet de soutien aux centres de santé afin de soutenir les populations les plus vulnérables et dans le besoin. Les équipes proposent des consultations gratuites ou des tarifs divisés par 3 pour des soins délivrés par des spécialistes ou un examen en radiologie. Elles forment également le personnel dans ces établissements de santé.

Photos de Livia Saavedra

La qualité des soins de santé au Liban doit être améliorée

Des tables rondes et des formations de futurs formateurs sont organisées dans des centres de santé du pays par Première Urgence Internationale. L’objectif est d’améliorer la qualité des soins au sein du centre : « Parfois, le personnel recruté, comme les assistants par exemple, manque de formation. Nous avons décidé de renforcer le niveau des soins », explique Rasha. Un autre défi à relever pour le personnel : l’accueil des réfugiés syriens et la tension que leur présence peut provoquer chez les Libanais.

L’afflux des réfugiés syriens, un impact positif

Selon l’ONU, le Liban accueille plus d’1 million de réfugiés syriens, soit un habitant sur quatre dans le pays. Une situation qui crée des tensions parmi la population qui souffre déjà d’infrastructures bancales et d’institutions fragiles. Dans les centres de santé, où Première Urgence Internationale intervient, les réfugiés syriens sont les bienvenus, ce qui n’est pas toujours vu d’un bon œil par les autres patients. Pour Rasha, « Certains Libanais ne souhaitent pas se rendre dans ces centres qui accueillent les Syriens. Nous ne voulons pas que la population hôte déserte ces centres car les soins sont destinés aux réfugiés ainsi qu’aux habitants de la région. Nous encourageons les populations vulnérables à venir dans ces centres ».

Pourtant, si les établissements de santé sont débordés avec l’afflux des réfugiés syriens, l’impact pour les soins médicaux au Liban n’est pas forcément mauvais. Au contraire, en septembre 2016, l’UNHCR constate que les soins médicaux se sont même améliorés depuis cette arrivée massive. Le soutien apporté par des organisations internationales a en effet sensiblement augmenté la qualité des services de santé dans le pays.

 

Comment sont utilisés vos dons ?

StatsChaque année, Première Urgence Internationale affecte l’essentiel de ses ressources aux programmes qu’elle déploie sur ses différents terrains d’intervention et seulement 0,5% à la recherche de fonds. Vos dons sont essentiels.

Reprendre en main son destin !

Vos dons sont les garants de notre liberté d’action. Ils nous permettent de venir en aide aux populations affectées par des crises oubliées qui ne retiennent l’attention ni des médias, ni des bailleurs de fonds institutionnels. Les sommes collectées constituent ainsi les fonds propres de l’association, lui donnant une autonomie d’action et une réactivité accrue.
Faire un don