Irak : 15 500 réfugiés syriens ont accès à des soins de santé primaires dans le camp de Bardarash nouvellement réouvert


Dans le Kurdistan irakien, Première Urgence Internationale soutient les réfugiés syriens qui ont fui les opérations militaires en cours dans le nord-est de la Syrie. Dans le camp de Bardarash, l’ONG travaille à la revitalisation des structures de santé et à la remise en place de soins de santé gratuits, bénéficiant à plus de 150 patients par jour.

soins de santé primaires dans le camp de Bardarash

Le 9 octobre 2019, à la suite du retrait des forces américaines, le gouvernement turc a lancé l’opération militaire « Source de paix » dans le nord-est de la Syrie. Cette région accueillait une grande partie des populations syriennes les plus vulnérables. L’opération militaire a provoqué des déplacements massifs de populations vers le sud et l’ouest de la Syrie, ainsi que vers l’Irak. Près de 18 000 personnes sont ainsi arrivées dans le Kurdistan irakien en quête d’un lieu sûr. Dont près de 13 000 dans le premier mois.

Ces déplacés ont traversé la frontière via cinq points d’accès principaux. Ils sont situés au nord du Kurdistan et en Irak fédéral : Fishkhabour, Ibrahim Al Khalil, Sahela, Alwaleed, Al Fao et Rabia. Cinq passages où les acteurs humanitaires ont établi des centres d’accueil.

Une réponse humanitaire commune à la crise

Le camp de Domiz était le premier à accueillir des réfugiés. Il s’agissait alors d’une mesure temporaire du plan d’urgence pour faire face à l’afflux massif de populations. Celui-ci avait été réactivé et mis à jour par le gouvernement régional du Kurdistan et le Centre commun de réponse à la crise. Le camp de Bardarash a ensuite rouvert à la mi-octobre, suivi du camp de Gawilan camp, 30 kilomètres plus au sud. Aujourd’hui, Bardarash a atteint sa capacité d’accueil maximale, avec 15 500 réfugiés. Le camp de Gawilan en accueille environ 2 200.

Le camp de Bardarash avait été construit en 2014, pour répondre à la crise des déplacés internes. Il avait été démantelé en 2017, suite aux défaites de l’État Islamique permettant des retours de déplacés. Première Urgence Internationale était l’un des premiers acteurs présents dans ce camp en 2014, et en est resté le principal acteur de santé jusqu’à sa fermeture en 2017.

Entre 2014 et 2017, grâce au soutien financier du CDCS (Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères) et d’autres partenaires, Première Urgence Internationale a pu fournir un accès global aux services de santé primaire, aux populations du camp. L’ONG avait mis en place un ensemble d’activités de santé primaire, incluant de la sensibilisation et éducation sanitaire, des cliniques mobiles en-dehors du camp et un système de référencement des patients vers des soins complémentaires lorsque nécessaire. Première Urgence Internationale avait également mis en place des activités liées à l’eau, l’hygiène et l’assainissement dans le camp.

Après la fermeture du camp, l’ONG avait réorienté son intervention dans un autre projet financé par le CDCS. Celui-ci visait à accompagner le retour des populations déplacées dans leurs communautés d’origine (Khorsebat, Darawish, Abujrboa, dans gouvernorat de Ninive), avec des activités de redressement.

Appuyer la réouverture du camp de Bardarash

Depuis le 1er décembre 2019, Première Urgence Internationale a repris son intervention dans le camp de Bardarash. L’ONG se charge notamment des structures de santé primaires, grâce au soutien financier du CDCS. L’objectif est de proposer des services de santé qualitatifs pour tous. Il y a un focus particulier pour les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes et allaitantes. Ainsi que les personnes à besoins spécifiques. En parallèle des soins primaires, Première Urgence Internationale se charge du référencement vers des soins secondaires et spécialisés lorsque nécessaire. Notre association s’occupe également de la maintenance du centre de santé, dont les infrastructures d’eau et d’assainissement. Elle fournit aussi tous les équipements non-médicaux.

Les soins de santé dans le camp de Bardarash sont assurés par une équipe qualifiée de médecins, infirmiers et pharmaciens. Par ailleurs, ils prennent en charge plus de 150 patients chaque jour. De plus, la mise en place d’une pharmacie et d’un petit laboratoire sont également en cours. Toutes les consultations ainsi que les médicaments et soins prescrits sont gratuits pour les patients du camp.

Toutes ces activités ont été mises en place en coordination avec la Direction de la Santé (DoH) de Dohuk et Bardarash, l’UNFPA, MSF, l’UNHCR, le BRHA et les multiples autres partenaires sur le terrain. Première Urgence Internationale souhaite exprimer sa gratitude au Centre de Crise et de Soutien qui finance ce projet, et pour sa collaboration depuis plusieurs années. Première Urgence Internationale remercie également le gouvernement français pour sa confiance et sa générosité.  

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