Former des femmes à devenir cuisinières professionnelles


Première Urgence Internationale a développé une approche régionale afin de répondre aux besoins des populations touchées par la crise syrienne. Au Liban, l’ONG contribue à améliorer l’accès à l’emploi, via des formations professionnelles qualifiantes. En mai 2019, 23 femmes ont été formées pour devenir cuisinières professionnelles. 

Cooking training activities

Pour soutenir les populations vulnérables au Liban, Première Urgence Internationale intervient dans le gouvernorat du Akkar. C’est l’une des régions parmi les moins développées du pays, et principale région d’accueil pour les familles de réfugiés syriens. En mai 2019, l’ONG a donc mis en place un projet de formation, afin d’aider des femmes à devenir cuisinières professionnelles. Cela, pourrait conduire à développer l’entrepreneuriat des femmes.

L’objectif est de faciliter l’accès au marché du travail pour les Libanais les plus vulnérables et les réfugiés syriens. « Nous sommes convaincus que la formation a un pouvoir fédérateur. Qu’elle favorise la cohésion sociale, et lève les obstacles économiques », développe Duc-Bang Nguyen, chef de mission dans le pays.

Faire tomber les barrières économiques

Cette formation professionnelle en cuisine, de 120 heures, a bénéficié début mai à 23 participantes. La formation a eu lieu dans les locaux de l’ODA, une ONG libanaise partenaire du projet. Les équipes de Première Urgence Internationale ont constaté des progrès notables et rapides chez les participantes. D’ailleurs toutes montraient un fort engagement à cette formation.

Ainsi, les femmes en formation ont appris les bases de la cuisine : comment élaborer des plats et en soigner la présentation. Elles ont également bénéficié de la présence de Chef Antoine, un célèbre cuisinier libanais, qui les a conseillées et guidées.

Le célèbre cuisinier Chef Antoine, avec une participante à la formation.

Le célèbre cuisinier Chef Antoine, avec l’une des participantes.

« C’était un de mes rêves de devenir chef cuisinière, et savoir cuisiner des plats de plusieurs origines », témoigne Suzan, l’une des participantes libanaises. Des syriennes réfugiées ont également été formées. Comme Manal : « Quand je suis partie de Syrie, je n’avais pas d’attentes, à part celle d’être en sécurité. Je m’attendais à devoir passer de longues années sans rien faire. Mais j’ai entendu parler de cette formation professionnelle, et j’ai décidé de m’y inscrire. Aujourd’hui, j’ai trouvé un sens, et une nouvelle place dans la société. Le métier que j’ai appris m’aide à m’affirmer et à devenir une femme indépendante. Avec les autres participantes, j’ai aussi trouvé des amies, et une nouvelle vie sociale. »

Encourager l’entrepreneuriat des femmes

Ce projet de formation a vocation à créer une activité génératrice de revenus pour les bénéficiaires. Afin de permettre à des femmes libanaises et syriennes de regagner leur autonomie. Parmi les participantes de la formation, 6 femmes ont choisi de poursuivre une formation dans le secteur privé. Toutes participeront également à des formations en compétences générales et relationnelles. Afin d’avoir les meilleurs outils pour postuler à de futures offres d’emploi.

“L’objectif est d’initier à l’entrepreneuriat des femmes qualifiées, qui n’avaient, jusqu’ici, jamais eu l’idée d’utiliser leurs compétences en cuisine comme un métier”, analyse le chef de mission. Cette initiative devrait aider ces femmes à améliorer leurs moyens de subsistance et devenir financièrement indépendantes.

L'entreprenariat des femmes dans la formation de cuisinière professionnelles

Les participantes à cette formation, avec les équipes de Première Urgence Internationale et le Chef Antoine.

Ce projet a été mis en œuvre grâce au Ministère fédéral de la Coopération Économique en Allemagne (BMZ), avec le soutien du Programme Alimentaire Mondial (WFP).

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