EN RCA, TOUJOURS PLUS PROCHE DES BESOINS DES COMMUNAUTES


En République centrafricaine, les conséquences de la crise de 2013 perdurent et impactent la situation alimentaire, nutritionnelle et économique des populations les plus vulnérables. Première Urgence Internationale, avec l’appui de la France via le Comité Interministériel d’Aide Alimentaire (CIAA) apporte une réponse intégrée depuis plusieurs mois. Huit mois après son lancement, où en est le projet ?

DES CAUSES MULTIPLES À UNE SITUATION PRÉOCCUPANTE NOTAMMENT SUR LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE ET NUTRITIONNELLE

En RCA, malgré la signature d’un accord politique le 6 février dernier entre 14 groupes armés et l’État centrafricain, le contexte sécuritaire reste volatil. Cette situation aggrave le manque d’accès aux services sociaux et sanitaires de base, aux marchés locaux, aux champs dont beaucoup de familles dépendent pour vivre et s’alimenter.

Dans la région de Bamingui-Bangoran au nord du pays, la faible production vivrière ne permet pas de répondre à la demande des familles. Aussi, les stocks des productions agricoles arrivent en rupture au début de la période de soudure et plus tôt encore pour les ménages les plus vulnérables. De plus, les marchés sont souvent difficiles d’accès et éloignés. Durant la saison des pluies, environ 6 mois par an, et à cause de l’état des routes, la province est quasiment coupée du reste du pays et des pays frontaliers, le Soudan du Sud et le Tchad, qui sont des voies d’approvisionnement pour cette région. Cela conduit à de fortes pénuries et à une importante période d’inflation des prix sur les produits alimentaires et non-alimentaires.

83,3% de la population ne consomme qu’un seul repas par jour dans le Bamingui-Bangoran. 99,75% vit sous le seuil international de pauvreté (1,9 dollars par personne par jour), d’après le Rapport de diagnostic mené par Première Urgence Internationale en 2017.

UNE RÉPONSE EN DEUX TEMPS

Face à ce constat, et grâce au soutien de l’Ambassade de France, Première Urgence Internationale développe dans la région de Bamingui-Bangoran depuis avril 2019 un projet avec une réponse immédiate d’urgence : une assistance alimentaire directe aux ménages les plus pauvres et ceux avec des enfants malnutris pendant la période de soudure.

Une distribution de semences leur permet d’améliorer les rendements de production pour la prochaine récolte. Ce même projet prévoit une réponse plus structurante en favorisant une relance économique des ménages par un appui au développement agropastoral et à l’élevage.Distribution pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle

« Parfois, on pouvait se retrouver deux jours sans avoir de quoi manger »

Madame Pulchérie est une jeune mère de neuf enfants, veuve, bénéficiant du projet. Elle vit dans le village de Mbollo. « J’ai été retenue parmi les bénéficiaires du projet CIAA parce que mes jumeaux sont atteints de malnutrition » dit-elle à un membre de l’équipe Première Urgence Internationale, « Avant cela, mes enfants et moi vivions des produits de cueillette et de ramassage. Parfois, on pouvait se retrouver deux jours sans avoir de quoi manger lorsque je ne pouvais pas me rendre en brousse ».

Intervention pour discuter sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle

La communauté joue un rôle majeur dans le projet par le biais des comités villageois de suivi des activités dans chaque aire de santé de la région qui participent activement à toutes les étapes du projet.

Les familles identifiées bénéficient d’un soutien pour augmenter leurs productions agricoles. Des formations techniques agricoles sont réalisées par les équipes de Première Urgence Internationale en collaboration avec les agents techniques de l’État, ainsi que des sensibilisations sur l’importance d’une alimentation variée par des démonstrations culinaires.

En parallèle, Première Urgence Internationale a donné 300 chèvres à des familles ayant perdu leur bétail durant la dernière peste caprine et soutient également 10 pisciculteurs dans la réhabilitation de leurs étangs et leur revitalisation.

Grâce à ce projet, la vie de madame Pulchérie et de sa famille a changé : « Maintenant je peux m’occuper beaucoup mieux de ma famille en consommant les produits distribués par Première Urgence Internationale en attendant la récolte de mon champ ».

 

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