« J’habitais à 3 jours de marche du centre le plus proche »


Témoignages – Centres de santé de Majak Kaar et Titagor, Soudan du Sud. Première Urgence Internationale contribue à réduire le désert médical qui caractérise ce pays depuis sa création. Arrivée dans le pays en avril 2015, l’association intervient dans 14 centres nutritionnels dans l’état du Nord Bar el Ghazal, pour lutter contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition chronique. Dans les centres de santé de Majak Kaar et Titagor, les équipes de Première Urgence Internationale interviennent en soutien au personnel afin d’assurer les fournitures en matériel et médicaments, la formation et la gratuité des soins.

Au Soudan du Sud, les longues distances à parcourir et l’absence de moyens de transport restent les principaux freins à l’accès à l’aide médicale. Les centres de santé de Majak Kaar et Titagor sont les seuls de la région qui offrent un suivi des grossesses avec au moins 4 consultations prénatales et des vaccins gratuits pour les enfants.

Ces centres de santé sont désormais fonctionnels et la qualité des soins est l’un des facteurs qui encouragent les populations à ne plus avoir recours à l’automédication ou à la médecine traditionnelle. Grâce aux actions combinées de Première Urgence Internationale, du comité villageois de santé et des relais communautaires, de moins en moins de femmes accouchent à domicile, ce qui a considérablement réduit le nombre de décès en couches.

Aluat Deng, 28 ans, a perdu 3 enfants sur les 4 qu’elle a eu

« Pour mes 3 premières grossesses, je n’ai pas eu la possibilité de bénéficier de consultations prénatales et d’accoucher dans un centre de santé. J’habitais à 3 jours de marche du centre le plus proche. Je suis tellement rassurée que les infirmiers de Première Urgence Internationale puissent faire le suivi de ma grossesse et m’aider à accoucher ! J’espère que je n’aurais plus jamais à donner naissance chez moi, sans assistance médicale » Centre de santé de Titagor, 8 mai 2018.

Achol Piol, 26 ans, a donné naissance à son dernier né

 

 

« Mettre au monde chez soi est dangereux. En cas de complication, personne ne peut vous venir en aide.

Dans mon village, Kang Kuot, à 2 heures de marche du centre de santé, toutes les femmes viennent accoucher ici depuis que Première  Urgence Internationale s’occupe des soins.» Centre de santé de Majak Kaar, 30 avril 2018.

 

 

 

Au Soudan du Sud

  • seul un tiers des femmes accouchent dans une structure de santé
  • 12 % des ménages de la région ont connu un décès lors d’un accouchement
  • 82 % de ces décès ont eu lieu lorsque l’accouchement s’est déroulé à la maison
  • 71% de la population vit dans des zones à plus de 5 km d’un établissement de santé
  • 40% de la population a un accès régulier à des services de soins de santé primaire

Chiffres issus d’études de l’OMS et de Première Urgence Internationale

Programmes réalisés avec l’aide du Service de la Commission européenne à l’aide humanitaire et à la protection civile et de GIZ GmbH

Crédits photos Gwenn Dubourthoumieu

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