Irak

Contexte humanitaire

Depuis 2017 et la fin déclarée des opérations militaires contre l’État islamique d’Irak et du Levant (EIIL), la situation en Irak demeure instable et préoccupante sur le plan humanitaire. Environ 1,5 million de personnes restent déplacées à l’intérieur du pays, dont 70% en situation de déplacement prolongé (depuis plus de trois ans).

Sur un plan sécuritaire, l’année 2020 fut marquée par la mort du Général Soleimani commandant de la Force Al-Qods du corps des Gardiens de la révolution islamique d’Iran, tué à Bagdad dans une frappe de drone ciblée menée par les États-Unis. Ce décès a exacerbé les tensions avec les États-Unis principalement, mais également avec d’autres acteurs de la région. Cette année fut aussi rythmée par des vagues de protestations contre le gouvernement en place dans de nombreuses villes du pays. De plus, l’offensive militaire menée par la Turquie contre les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie a provoqué un afflux massif de réfugiés syriens. Enfin, l’année fut marquée par l’arrivée de la COVID-19, détectée pour la première fois sur le territoire irakien le 24 février 2020.

Les personnes les plus vulnérables et ayant un besoin urgent d’aide humanitaire restent celles ayant subi les effets du conflit de 2014-2017 contre EIIL, en particulier les personnes déplacées. Celles-ci ont en effet perdu tout ou une partie de leurs moyens de subsistance, et ont vu leur existence exposée à des risques physiques et psychologiques considérables.

Chiffres clés

1997
Année d'implantation
de la mission
222
Personnel national
16
Personnel expatrié
127 162
Bénéficiaires

Descriptif de la mission

Première Urgence Internationale intervient en Irak depuis 1983 (sous le nom d’Aide Médicale Internationale) et 1997 (sous le nom de Première Urgence).
La mission actuelle apporte son aide aux réfugiés, aux personnes déplacées ainsi qu’aux communautés d’accueil vulnérables, afin d’améliorer leurs conditions de vie et de renforcer leur résilience en assurant l’accès aux services de base.

L’objectif de Première Urgence Internationale en Irak est de fournir une réponse humanitaire aux besoins découlant des mouvements de population en renforçant le système de santé existant et en apportant un soutien psychologique et psychosocial aux personnes vulnérables, tout en renforçant leur accès à un abri, à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement. Compte tenu de l’ampleur de la crise et des besoins observés, les domaines d’intervention des équipes de Première Urgence Internationale sont multiples, et s’incorporent autant que possible dans une approche intégrée, la santé demeurant au cœur de notre intervention. L’approche intégrée est une approche opérationnelle innovante développée et mise en œuvre par Première Urgence Internationale. Cette méthode vise à identifier et comprendre l’ensemble des besoins des personnes touchées par une crise. Elle a pour objectif de mieux cibler les actions prioritaires pour stabiliser puis améliorer la situation des groupes les plus vulnérables, et d’assurer la coordination de l’ensemble des acteurs sur le terrain. Elle permet de prendre en compte toutes les dimensions d’une problématique, afin de proposer une combinaison de solutions efficientes et efficaces qui auront un impact fort et durable pour les populations.

Première Urgence Internationale en action

En 2020, Première Urgence Internationale a fourni un large éventail de soins en santé primaire et santé mentale. Ces soins ont pris la forme de consultations médicales (y compris pour les pathologies aiguës et chroniques), traitements des urgences de base, références pour soins spécialisés, tests en laboratoire, services infirmiers. Concernant la santé mentale, des services de soins ont été proposés à travers des consultations individuelles ou en groupe, ainsi que par le renforcement des capacités et de la sensibilisation à la santé mentale et au soutien psychosocial.

De manière à renforcer les capacités locales à assurer des services sur le long terme, Première Urgence Internationale a soutenu 15 infrastructures de santé (hôpitaux, centres de soins de santé primaires) à l’intérieur et à l’extérieur des camps, principalement dans les gouvernorats de Anbar, de Dohuk et de Ninive. Les activités réalisées sont multiples allant de la réhabilitation des infrastructures au renforcement des capacités du personnel médical en passant par des formations à l’éducation en santé pour les acteurs de la santé communautaire.
En outre, Première Urgence Internationale a mis en œuvre une approche intégrée dans les zones fortement affectées par le conflit en ajoutant la réhabilitation des infrastructures (une station de traitement de l’eau, sept écoles et deux centres de santé) à son action de supervision formative des soins de santé.

Ainsi en 2020, Première Urgence Internationale a fourni plus de 100 000 consultations en santé et santé mentale mais a aussi permis à 92 300 personnes de suivre des formations de sensibilisation communautaire.

Malgré la pandémie de COVID-19 et les conséquences des mesures sanitaires rendant plus difficile l’accès aux populations, tous les centres de santé soutenus par Première Urgence Internationale ont réussi à garder leurs portes ouvertes. Certaines activités ont dû être modifiées afin de répondre aux contraintes sanitaires. Ainsi, des consultations en santé mentale ont pu se dérouler à distance et des équipements de protection ont été fournis aux centres de santé soutenus par l’ONG.

Photos : © Livia Saavedra

La mission Irak en images

Nos partenaires

ECHO
USAID
Centre de Crise et de Soutien
OCHA
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