L’exposition « Chroniques Tchadiennes » racontée par le photographe Frédéric Noy


Frédéric Noy nous raconte son expérience auprès de Première Urgence Internationale, dans l’Est du Tchad à l’occasion de son reportage « Chroniques Tchadiennes. Regards vers l’Est ».

Première Urgence International

Avant son séjour auprès de nos équipes, Frédéric Noy avait déjà vécu près de trois ans au Tchad, il était donc familier de ce pays et de sa population. « Ce que j’ai particulièrement aimé dans cette expérience, c’est que Première Urgence Internationale m’a fait découvrir l’authentique Est du Tchad, l’authentique Ouaddaï ». Selon lui, le plus souvent, les populations autochtones et indigènes se sentent délaissées par rapport aux réfugiés, on s’intéresse peu aux populations locales. Là c’était intéressant de se focaliser sur ces populations, d’aller vers les plus vulnérables. Dans cette région « les populations sont très démunies mais ne sont pas avares ».

Les femmes au cœur de la vie du Ouaddaï

Lors de ce reportage, ce qui a le plus marqué Frédéric Noy, c’est la présence et la place des femmes. Dans cette région « la paix est revenue mais la vie quotidienne est un défi ». Beaucoup d’hommes sont partis pour pouvoir gagner de l’argent, la plupart ne donnent que des signes épisodiques de vie, « certains peuvent même avoir une vie « parallèle » ailleurs » tandis que ces femmes doivent faire face au quotidien, souvent avec des enfants supplémentaires à élever, nés après le départ de leur père. « J’ai eu le sentiment de voyager dans un pays sans hommes ». Dans ce pays où « la résilience vient des femmes » affirme le photographe.

« Ce reportage photographique est un hommage aux femmes, à ces combattantes du quotidien ». Au travers de ses clichés, Frédéric Noy s’est attaché à raconter la vie quotidienne car « le quotidien révèle les héros ». Le photographe a été « frappé par l’élégance des personnes du Ouaddaï qui portent leur fardeau avec grâce, c’est la beauté de l’humanité ».

Première Urgence Internationale, une ONG fidèle au Ouaddaï

« Ce que j’aime chez Première Urgence Internationale c’est que ce sont un peu les derniers des Mohicans, l’association ne lâche rien et ne les laisse pas tomber, j’aime leur fidélité à cette population ». « Leur action peut changer la vie des gens. Grâce à l’association les gens peuvent prendre en main leur existence ». « Première Urgence Internationale verse des gouttes d’eau qui permettent d’irriguer quelques graines, certaines graines deviendront des femmes qui feront des arbres solides sous lesquels beaucoup pourront s’abriter ». Enfin, l’action de l’association se fait de manière subtile, « l’aide apportée par Première Urgence internationale va naturellement faire basculer de manière imperceptible une habitude vers une pratique plus moderne sans révolution, comme le passage des accouchements au village vers le référencement des femmes enceintes vers les centre de santé ».

« Ce projet photographique relie des antipodes, des personnes vivant au Tchad et les spectateurs en France, si différentes mais qui sont en fait des semblables. Les intentions des uns et des autres sont les mêmes. Ce reportage conte  une histoire humaine, qui du Ouaddaï entre en résonance avec celle des spectateurs à Paris ».

Pour cela, rendez-vous à l’espace des Arts Sans Frontières (44 rue Bouret, 75019 Paris) du 30 septembre au 10 octobre !

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