Des équipes de santé mobiles en Irak


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Depuis 2014, les cliniques mobiles de Première Urgence Internationale se déplacent dans les gouvernorats de Dohuk et de Ninive pour soigner les personnes déplacées et les populations hôtes. Les équipes font face à d’importants défis sanitaires.

En 2014, lorsque les populations ont fui la ville de Sinjar en Irak pour se réfugier à Dohuk, Veronika Stastna qui réalisait une évaluation pour Première Urgence Internationale, se souvient d’une situation critique : « Les personnes étaient épuisées. Les femmes enceintes et les personnes âgées ne pouvaient plus se déplacer. Il fallait que les équipes médicales aillent à leur rencontre ». Suite à la crise de Sinjar, Première Urgence Internationale a mis en place des cliniques mobiles médicales pour venir en aide aux populations déplacées de la région de Dohuk. « Les difficultés d’accès à l’eau potable, le manque de nourriture, les conditions de vie précaires ont poussé les équipes à intervenir pour apporter une assistance médicale au plus près de la population » ajoute-t-elle. Ainsi, des cliniques mobiles composées de médecins, d’infirmières, de pharmaciens, d’assistants médicaux et de formateurs en santé et hygiène ont été formées pour aller à la rencontre des déplacés.

Depuis, les cliniques mobiles poursuivent leur intervention. Veronika, qui est devenue responsable du projet de cliniques mobiles pour Première Urgence Internationale en 2015 explique : « Les personnes déplacées sont restées dans les gouvernorats de Dohuk et de Ninive. Elles ne peuvent plus retourner chez elles. Nous devons continuer à leur apporter de l’aide. Les services médicaux de la région sont saturés et ont des capacités très limitées. Nous devons donc intervenir également auprès des populations hôtes ». Dans les camps de réfugiés et de déplacés et hors des camps, les maladies se propagent rapidement. La proximité et le manque d’infrastructures nuisent à l’hygiène personnelle des personnes mais également à l’hygiène collective. Les maladies saisonnières se répandent comme une flambée de poudre. Veronika se souvient d’une épidémie de choléra en 2015. D’autres maladies se développent comme le diabète ou des problèmes de pression artérielle. « Nous devons  effectuer un suivi des personnes. Elles font face à de nombreux problèmes de santé dus notamment à une hygiène de vie défectueuse ». Le tabagisme, le manque d’activités physiques et le taux élevé de consommation d’aliments sucrés causent des maladies chroniques. Les équipes effectuent environ 50 consultations médicales par jour. « Les besoins sont énormes », explique Veronika, « depuis juin 2015, nous avons trois équipes composées de six personnes ». Les cliniques se déplacent en fonction des besoins et des situations. La ligne de front est changeante et les sites sont parfois difficiles d’accès : « Il arrive que nous ne pouvions pas accéder à certains groupes de populations encerclés par l’Etat islamique ».  Dès que les cliniques peuvent se déployer sur le terrain, les équipes apportent des soins de santé primaire et mettent en place des activités de soutien psychosocial à des personnes souvent affectées par leur situation et parfois traumatisées par une fuite douloureuse.

*Le projet est financé avec le soutien du programme d’aide humanitaire européen (ECHO)

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