COVID-19 : En Libye, Première Urgence Internationale maintient ses activités en santé


La Libye a enregistré son premier cas présentant des symptômes du COVID-19 le 24 mars 2020. Dès lors, 4,063 cas confirmés et 93 morts ont été enregistrés (selon les données du National Centre for Disease Control – NCDC – au 04 août 2020). Depuis le début de la pandémie, les équipes de Première Urgence Internationale ont décidé de maintenir leurs activités de santé pour répondre aux besoins des populations vulnérables et d’y inclure des activités contre la propagation du COVID-19 afin de limiter la circulation du virus dans les deux zones de Benghazi et Al-Koufra où l’ONG intervient.

En effet, le système de santé déjà fragile avant l’épidémie du COVID-19, fait craindre une réelle menace pour le pays, si le virus venait à se propager dans tout le pays.

COVID-19 en Libye - Intervention de Première Urgence Internationale

© Suliman Escandrani dans le centre de détention de Shahat en mars 2020 pour Première Urgence Internationale

Faire face à la pandémie du COVID-19 en Libye

Depuis la révolution de 2011, la Libye fait face à une forte instabilité politique ayant conduit à l’effondrement de son système économique et social. Le conflit qui oppose les forces loyales au gouvernement d’union nationale (GNA) et l’armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Haftar aggrave la situation.
En 2019, sur les 6,6 millions d’habitants que compte la Libye, on estime à 490 000 les personnes en besoin de protection et 554 000 personnes ayant des besoins en santé (OCHA, 2019). L’arrivée du COVID-19 vient donc fragiliser un système de santé déjà affaibli.

Pour limiter toute contamination, il a donc fallu adapter rapidement les activités, former les équipes aux gestes barrières, à l’identification et à la prise en charge des cas suspects ou confirmés de COVID-19, tout en s’assurant de la disponibilité du matériel nécessaire en cette période de rupture de stock et de tensions d’approvisionnement au niveau mondial.

Une intervention multiple

À Benghazi, les équipes de Première Urgence Internationale interviennent dans les centres de détention, les camps de déplacés internes et les centres de santé. Découvrez les activités mises en place pour limiter la propagation du COVID-19 dans ces établissements :

  • Dans les centres de détention, les équipes dispensent en plus des soins de santé, des sessions de sensibilisation sur le virus et les mesures de prévention. Des distributions de kits d’hygiène et de première nécessité sont également organisées auprès des détenus présents dans quatre centres de détention officiels de l’Est Libyen (Al Marj, Ajdabiya, Ganfouda et Tolmaitha). Plus de 1 100 kits (1kit/détenu) ont été distribués depuis le début de l’année par l’ONG.
  • Dans les camps de déplacés internes, des sessions de sensibilisation sur le virus et les mesures de prévention ont été mises en place, et les équipes ont organisé des séances de démonstration de lavage de main pour les enfants. De plus, des brochures ont été distribuées pour informer sur la maladie et les gestes barrières à adopter.
  • Dans deux des structures soutenues par Première Urgence Internationale, des sessions de sensibilisation et des formations sur le COVID-19 ont été ajoutées à l’accompagnement des équipes soignantes ainsi que des séances sur le bon usage des équipements de protection et la gestion du stress.

Dans les structures identifiées par le ministère de la Santé à recevoir des patients présentant des symptômes du COVID-19, les équipes de Première Urgence Internationale forment, depuis le mois d’avril, le personnel de santé et préparent des supports de sensibilisation. Le personnel sera équipé d’équipement de protection individuel.

Les équipes de Première Urgence Internationale mettent en place les affiches de sensibilisation sur le COVID-19 – © Première Urgence Internationale 

Une mobilisation même dans les zones les plus reculées

Par ailleurs, dans la région d’Al-Koufra, dans le sud-est de la Libye, Première Urgence Internationale maintient ses activités dans sept centres de santé avec des actions pour lutter contre le COVID-19. Ces activités, similaires à celles menées à Benghazi comprennent : des sessions de sensibilisation, la mise en place de mesures de prévention, la formation du personnel soignant, l’impression de dépliants…

L’ONG a aussi fait don de matériels de nettoyage et a réalisé une distribution de kits d’hygiène pour 500 familles parmi les plus vulnérables de la ville d’Al-Koufra.

En parallèle, Première Urgence Internationale a créé un partenariat avec le Croissant Rouge libyen (CRL) afin de réaliser des sessions de sensibilisation sur les mesures de prévention en porte à porte grâce au soutien de 14 volontaires du CRL.

COVID-19 en Libye - Intervention de Première Urgence InternationaleIntervention des équipes à Al-Koufra lors d’une sensibilisation communautaire en avril 2020, en partenariat avec le  Croissant-Rouge Libyen © Première Urgence Internationale 

Première Urgence Internationale intervient dans le pays depuis 2017 avec des activités en santé primaire ainsi qu’un soutien psycho-social. Elle exerce ses activités dans un premier temps à Benghazi, et depuis 2019, l’ONG a étendu ses activités dans la région d’Al-Kufra.

Toutes ces activités sont mises en place grâce au soutien financier de l’UNHCR, d’ECHO, d’International Rescue Committee (lRC) et de la Délégation Union Européenne.

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