À Bangui, améliorer l’accès aux soins grâce à la coopération entre ONG


L’accès aux soins de santé est toujours aussi difficile dans la capitale centrafricaine. Première Urgence Internationale et deux autres ONG françaises ont décidé d’unir leurs forces pour fournir les soins de santé de base à plus de 450 000 personnes. De plus, elles mettent en place un transfert progressif des compétences et des moyens aux autorités locales.

La République centrafricaine, une situation complexe

La République centrafricaine a du mal à sortir de la spirale d’instabilité politique et de violence dans laquelle elle est depuis de nombreuses années. En 2018, les besoins de la population sont toujours très importants. Plus particulièrement pour les personnes les plus vulnérables, comme les femmes et les enfants. En République centrafricaine, selon le Plan de réponse humanitaire 2019, une personne sur cinq est déplacée. La malnutrition aiguë sévère persiste avec 55% des sous-préfectures sanitaires au-dessus du seuil d’urgence fixé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Au total, près de 60% de la population a besoin d’une assistance humanitaire pour survivre, dans un pays qui fait partie des pays les plus pauvres du monde.

Un système sanitaire qui fait défaut

Aujourd’hui, moins de la moitié des Centrafricains a accès à des soins de santé. « Beaucoup de structures de santé locales sont détruites ou obsolètes. Et les personnels de santé n’ont pas toujours eu accès à une formation complète de qualité », analyse Ewelina Gasiorowska, responsable Afrique chez Première Urgence Internationale. « Les centres de santé et les hôpitaux sont en nombre insuffisants et la couverture parfois inexistante dans certaines zones, en raison, notamment, de la fuite du personnel qualifié pendant la crise. »

Une réponse coordonnée pour plus d’efficacité

À Bangui, à l’ouverture d’un centre de santé soutenu par Première Urgence Internationale, des mères patientent, déjà nombreuses, avec leurs enfants pour demander une consultation médicale. « Elles peuvent accéder à ces consultations grâce à la gratuité ciblée mise en place sur le programme », développe Matthieu Le Grand, chef de mission de Première Urgence Internationale. « Les prestations de soins et de médicaments sont gratuites, notamment pour les enfants de moins de 5 ans, et les femmes enceintes ou allaitantes. C’est crucial pour garantir une bonne couverture et pour lutter en particulier contre la malnutrition. »

Les trois ONG (Première Urgence Internationale, Action contre la Faim, et La Croix Rouge française) se sont réparti 12 centres de santé dans la ville, couvrant ainsi l’accès aux soins de 450 000 habitants. L’appui humanitaire se traduit par de la formation, du soutien financier et de l’approvisionnement, notamment en médicaments. « La formation est incontournable pour permettre le transfert de compétences et, à terme, donner à ces structures la capacité d’être autonomes », complète Ewelina Gasiorowska.

Ce projet a été réalisé avec le soutien du fonds Bêkou – Fonds fiduciaire européen pour la République Centrafricaine.

Photos de Gwenn Dubourthoumieu

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