RCA – Un(e) Chef(fe) de Mission Adjoint Support à Bangui

Informations clés

Titre du poste

RCA – Un(e) Chef(fe) de Mission Adjoint Support à Bangui

Pays

République centrafricaine

Lieu (ville/région)

Bangui

Type de collaboration

Salarié

Type de contrat

CDD

Date de prise de poste

Dès que possible

Durée du poste

6 mois

Résumé du poste

Contexte

La République Centrafricaine fait partie des pays les plus pauvres du monde. Depuis mars 2013 et la prise du pouvoir par l’ex coalition de groupes armés « Séléka », la Centrafrique traverse une crise politico-militaire très importante entrainant conflit armé et exactions intercommunautaires. L’un des principaux problèmes du pays reste la présence très importante de groupes armés contrôlant ou évoluant sur certaines parties du territoire. Malgré la présence de forces internationales (MINSUCA, Sangaris jusqu’à la fin de l’année 2016), la sécurisation effective du territoire est loin d’être une réalité. Les divisions sociétales, la violence des groupes armés toujours persistante, et l’appauvrissement des populations comme causes directes des conflits politiques et militaires font ainsi de la RCA l’un des pays les plus pauvres du monde, figurant à la 188e place du classement basé sur l’Indice de Développement Humain sur 189 pays.

Au plan politique, l’année 2016 a laissé entrevoir une amorce de transition avec l’arrivée au pouvoir d’un président nouvellement élu et la volonté du nouveau gouvernement de mettre fin aux combats et de proposer un plan de DDR de grande envergure. Cet espoir de sortie de crise reste cependant très fragile, au vu des difficultés dans les négociations avec les groupes armés et l’instabilité chronique qui persiste dans de nombreuses zones.

Cette crise politico-sécuritaire a eu des impacts humanitaires et sécuritaires conséquents, entraînant des déplacements massifs de communautés à l’intérieur du pays ainsi que des mouvements de réfugiés dans les pays frontaliers. Selon le plan de réponse humanitaire 2017-2019, la totalité de la population (4,6 millions de personnes, dont 50% sont des enfants) a été victime de l’une des crises, qui se sont succédé ces dernières années. Plus de la moitié de la population (2,4 millions de personnes) a besoin d’une aide humanitaire d’urgence. Près d’une personne sur deux (48% de la population) se trouve dans une situation d’insécurité alimentaire. En juin 2018, le pays comptait également 557 723 déplacés internes et réfugiés, du fait des conflits armés, des pillages, des violations des droits humains et de la perte de leurs moyens de subsistance. Aujourd’hui, l’Etat centrafricain peine toujours à se relever.

Les services sociaux de base sont dysfonctionnels ou inexistants dans de nombreuses zones. 31% des formations sanitaires ne sont pas fonctionnelles en raison de manque d’équipements, de personnels et de médicaments. Les enfants, notamment dans les zones rurales, ont perdu plus de 2 ans de scolarité.

Les indicateurs de développement sanitaires de la République Centrafricaine sont alarmants, avec notamment un taux de mortalité infanto-juvénile à 129 pour 1000, taux supérieur aux indicateurs de la région Afrique définis par l’OMS (119). Les principales causes de décès chez les enfants de moins de 5 ans sont respectivement le paludisme, les infections respiratoires aigües (IRA) et la diarrhée. Par ailleurs, le système national de santé s’est effondré, en raison des violences généralisées, de la destruction des infrastructures publiques et des pillages. Les organisations humanitaires sur le terrain aident à fournir des services de base, mais la situation générale reste alarmante, moins de la moitié des Centrafricains ayant effectivement accès aux soins de santé. Malgré l’aide, le système de santé reste fragile avec 347 (contre 124 en 2014) des structures de santés partiellement ou totalement détruites sur les 1 008 existantes en République Centrafricaine, soit 34% d’entre elles . En outre, 43% des personnels de santé sont des infirmiers secouristes sans aucune formation appropriée. Les plateaux techniques des Formations sanitaires (FOSA) et des hôpitaux restent insuffisants. Le système de santé est inexistant dans certaines zones, du fait de la fuite du personnel qualifié pendant la crise (de nombreuses FOSA sont gérées par des secouristes, surtout en zone rurale). La crise a entraîné une rupture d’approvisionnement en médicaments dans certaines zones et la dégradation des infrastructures.

Responsabilités

Le Chef de Mission Adjoint aux Supports est responsable de l’effectivité, de l’efficience et de la qualité du support aux opérations humanitaires implémentées par PUI en RCA.

Principales activités

Coordonner les fonctions supports de la mission: Il/Elle supervise, coordonne et guide les départements supports de la mission de PUI en RCA (Logistique, Administration & Finances, Ressources Humaines, Audit Interne) et s’assure du développement de synergies et d’amélioration intra- et inter-départementales

Superviser et encadrer les équipes nationales et internationales supports : Il/Elle encadre hiérarchiquement les coordinateurs supports et l’auditeur interne, fournit un support fonctionnel aux responsables terrains et contribue au renforcement des capacités en support de l’ensemble du personnel de la mission

Suivi logistique: Il/Elle s’assure que les procedures logistiques respectent les standards et les formats interne autant que les règles et regulations bailleurs, de l’efficience et de l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement et de la mise en œuvre de la stratégie logistique de la mission

Suivi administratif et financier : Il/Elle s’assure que les procédures administratives et financières respectent les standards et les formats interne autant que les règles et régulations bailleurs, et de l’efficience et de l’efficacité du support financier au dimensionnement et à l’optimisation des opérations

Suivi Ressources Humaines: Il/Elle s’assure que les procédures ressources humaines respectent les standards et les formats interne autant que les règles et régulations bailleurs, de l’efficience et de l’efficacité des politiques RH pour la fidélisation, le développement du personnel actuel et l’attractivité RH de la mission

Sécurité: Il/Elle assiste le Chef de Mission dans l’analyse du context sécuritaire et la gestion de la sécurité

Gestion des Risques: Il définit, adapte et supervise la mise en oeuvre d’un cadre de gestion des risques intégrés (RH/log/admin/juridiques/sécuritaires/etc.)

Profil recherché

Formation

Bachelor en Logistique, Finances, Ressources Humaines ou Relations Internationales

Expériences
professionnelles

2 ans d’expérience minimum sur une fonction de coordination mission support pour une ONG internationale

Expérience réussie en management d’équipes d’expatriés et de personnel local

Aptitudes
transversales

Connaissance approfondie des règles et procédures bailleurs (UE, OFDA, CHF, UN)

Connaissance du contexte centrafricain

Langues

Très bon niveau de français écrit et oral

Conditions

Rémunération

Salarié en Contrat à Durée Déterminée 

Date d’arrivée souhaitée: Dès que Possible

Salaire Brut Mensuel : de 2 420 à 2 750 Euros selon parcours en Solidarité Internationale + majoration de 50€ par semestre d’ancienneté avec PUI

Prises en charge

Frais pris en charge notamment transport AR Domicile / Mission, visas, vaccins…

Assurance comprenant couverture médicale et complémentaire santé, assistante 24/24, rapatriement et prévoyance.

Hébergement en maison collective.

Frais de Vie (« Per diem »).

Vacances

Régime de Break : 5 jours ouvrés à 3 et 9 mois de mission + prime de break.

Régime de congés payés: 5 semaines de CP/an + billet A/R au domicile tous les 6 mois.

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Personne chargée de l'offre

Responsable

Jean-Christophe Ouedraogo, Chargé De Ressources Humaines Expatriées


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RH : Candidature

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