RCA – Un(e) Coordinateur/trice Terrain à Ndélé

Informations clés

Titre du poste

RCA – Un(e) Coordinateur/trice Terrain à Ndélé

Pays

République centrafricaine

Lieu (ville/région)

Ndélé

Type de collaboration

Salarié

Type de contrat

CDD

Date de prise de poste

01/05/2019

Durée du poste

6 mois (renouvelables)

Résumé du poste

Contexte

La République Centrafricaine fait partie des pays les plus pauvres du monde. Depuis mars 2013 et la prise du pouvoir par l’ex coalition de groupes armés « Séléka », la Centrafrique traverse une crise politico-militaire très importante entrainant conflit armé et exactions intercommunautaires. L’un des principaux problèmes du pays reste la présence très importante de groupes armés contrôlant ou évoluant sur certaines parties du territoire. Malgré la présence de forces internationales (MINSUCA, Sangaris jusqu’à la fin de l’année 2016), la sécurisation effective du territoire est loin d’être une réalité. Les divisions sociétales, la violence des groupes armés toujours persistante, et l’appauvrissement des populations comme causes directes des conflits politiques et militaires font ainsi de la RCA l’un des pays les plus pauvres du monde, figurant à la 188e place du classement basé sur l’Indice de Développement Humain sur 189 pays.

Au plan politique, l’année 2016 a laissé entrevoir une amorce de transition avec l’arrivée au pouvoir d’un président nouvellement élu et la volonté du nouveau gouvernement de mettre fin aux combats et de proposer un plan de DDR de grande envergure. Cet espoir de sortie de crise reste cependant très fragile, au vu des difficultés dans les négociations avec les groupes armés et l’instabilité chronique qui persiste dans de nombreuses zones.

Cette crise politico-sécuritaire a eu des impacts humanitaires et sécuritaires conséquents, entraînant des déplacements massifs de communautés à l’intérieur du pays ainsi que des mouvements de réfugiés dans les pays frontaliers. Selon le plan de réponse humanitaire 2017-2019, la totalité de la population (4,6 millions de personnes, dont 50% sont des enfants) a été victime de l’une des crises, qui se sont succédé ces dernières années. Plus de la moitié de la population (2,4 millions de personnes) a besoin d’une aide humanitaire d’urgence. Près d’une personne sur deux (48% de la population) se trouve dans une situation d’insécurité alimentaire. En juin 2018, le pays comptait également 557 723 déplacés internes et réfugiés, du fait des conflits armés, des pillages, des violations des droits humains et de la perte de leurs moyens de subsistance. Aujourd’hui, l’Etat centrafricain peine toujours à se relever.

Les services sociaux de base sont dysfonctionnels ou inexistants dans de nombreuses zones. 31% des formations sanitaires ne sont pas fonctionnelles en raison de manque d’équipements, de personnels et de médicaments. Les enfants, notamment dans les zones rurales, ont perdu plus de 2 ans de scolarité.

Les indicateurs de développement sanitaires de la République Centrafricaine sont alarmants, avec notamment un taux de mortalité infanto-juvénile à 129 pour 1000, taux supérieur aux indicateurs de la région Afrique définis par l’OMS (119). Les principales causes de décès chez les enfants de moins de 5 ans sont respectivement le paludisme, les infections respiratoires aigües (IRA) et la diarrhée. Par ailleurs, le système national de santé s’est effondré, en raison des violences généralisées, de la destruction des infrastructures publiques et des pillages. Les organisations humanitaires sur le terrain aident à fournir des services de base, mais la situation générale reste alarmante, moins de la moitié des Centrafricains ayant effectivement accès aux soins de santé. Malgré l’aide, le système de santé reste fragile avec 347 (contre 124 en 2014) des structures de santés partiellement ou totalement détruites sur les 1 008 existantes en République Centrafricaine, soit 34% d’entre elles .

En outre, 43% des personnels de santé sont des infirmiers secouristes sans aucune formation appropriée. Les plateaux techniques des Formations sanitaires (FOSA) et des hôpitaux restent insuffisants. Le système de santé est inexistant dans certaines zones, du fait de la fuite du personnel qualifié pendant la crise (de nombreuses FOSA sont gérées par des secouristes, surtout en zone rurale). La crise a entraîné une rupture d’approvisionnement en médicaments dans certaines zones et la dégradation des infrastructures.

Responsabilités

Le/la Coordnateur/trice Terrain est responsable du bon fonctionnement de la base et de la bonne mise en œuvre des programmes développés sur cette base, gérant notamment la sécurité et le management des équipes.

Principales activités

Sécurité : Il/Elle est responsable de la sécurité sur sa base et lors des déplacements de son équipe sur le terrain.

Programmes: Il/Elle coordonne les équipes et s’assure de la bonne mise en œuvre des programmes sur sa base, sous la supervision de son/sa responsable hiérarchique direct/e.

Ressources Humaines : Il/Elle supervise l’ensemble des équipes de la base, personnel national et international.

Suivi logistique, administratif et financier: Il/elle supervise les volets logistiques, administratifs et financiers sur sa base pour la mise en œuvre des programmes, et s’assure du respect des procédures afférentes, avec l’appui fonctionnel du/de la logisticien/ne et de l’administrateur/trice de la mission.

Représentation: Il/Elle représente l’association auprès des partenaires, autorités et différents acteurs locaux impliqués sur la zone d’intervention de sa base.

Coordination : Il/Elle centralise et diffuse l’information de/vers sa base et consolide le reporting interne et externe des activités mises en œuvre dans sa zone d’intervention avant de le transmettre à son/sa responsable hiérarchique direct/e.

Evaluation / Stratégie : Il/Elle participe à l’élaboration de la stratégie et propose de nouvelles interventions en fonction des besoins identifiés dans sa zone d’intervention.

Profil recherché

Formation

Formation indispensable en gestion de projet. Une formation en santé communautaire ou en agronomie est appréciée.

Expériences
professionnelles

Minimum 2 ans d’expérience sur un poste similaire.

Aptitudes
transversales

Excellente qualité rédactionnelle

Connaissances en gestion de projets

Expérience en gestion d’équipe

Gestion de la sécurité

Langues

Français obligatoire, Arabe apprécié.

Autre

Capacité à travailler dans un milieu où la sécurité est volatile.

Conditions

Rémunération

Contrat à Durée Déterminée de 6 mois renouvelables.

Salaire Brut Mensuel: de 2 200 à 2 530 Euros selon parcours en Solidarité Internationale + majoration de 50€ par semestre d’ancienneté avec PUI

Prises en charge

Frais pris en charge notamment transport AR Domicile / Mission, visas, vaccins…
Assurance comprenant couverture médicale et complémentaire santé, assistante 24/24, rapatriement et prévoyance.
Hébergement en maison collective.
Frais de Vie (« Per diem »)

Vacances

Régime de break : 5 jours ouvrés à 3 et 9 mois de mission + prime de break

Régime de congés payes : 5 semaines de CP/an + billet A/R au domicile tous les 6 mois

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Personne chargée de l'offre

Responsable

Jean-Christophe Ouedraogo, Chargé de Ressources Humaines Expatriées


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RH : Candidature

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