France

Contexte humanitaire

Selon les dernières estimations de la Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (DIHAL), 16 080 personnes vivaient dans des squats et bidonvilles en France. Cet état des lieux, note que l’Île de France regroupe le plus grand nombre de personnes vivant en bidonville avec 5357 personnes vivant dans 93 sites. La Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne sont les premiers et sixième départements regroupant le plus grand nombre de personnes en squat et bidonvilles.

Marginalisée, la population des squats et bidonvilles a un accès aux services de base restreint, y compris les droits fondamentaux tels que l’accès à l’eau, l’hygiène ou à la santé. Les habitants sont victimes d’expulsions fréquentes et ont difficilement accès à l’information et aux dispositifs leur permettant de faire valoir leurs droits. Toujours selon la DIHAL, deux tiers des populations vivant en squats et bidonvilles en France n’ont pas d’accès à un point d’eau potable, trois quart des bidonvilles fonctionnent sans alimentation en électricité et la moitié ne disposent pas de traitement des déchets bien que les mairies soient responsables de la salubrité de leur territoire.

La pandémie de COVID-19 et ses différentes vagues qui ont touché la France n’ont fait qu’aggraver la situation des plus précaires. Ajoutant au cumul des risques sanitaires des problématiques de santé mentale liées au contexte anxiogène : confinements, restrictions de déplacement, risques de contamination, manque d’accès à l’information ou à des professionnels de santé… Les populations marginalisées ont manqué d’information et de ressources pour couvrir leurs besoins de base. De plus, la pandémie a engendré des déplacements de population, suivis par la destruction de leurs lieux de vie qui ont modifié la carte des bidonvilles et dispersé les populations dans des lieux de vie plus fragmentés.

Dans un contexte social et sanitaire dégradé, Première Urgence Internationale a adapté ses activités afin d’apporter une réponse d’urgence aux populations des squats et bidonvilles.

Chiffres clés

2012
Année d'implantation
de la mission
12
Personnel national
0
Personnel expatrié
3 123
Bénéficiaires

Descriptif de la mission

Première Urgence Internationale mène des activités de médiation en santé depuis 2012 en Île-de-France, et principalement dans les départements de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Ces actions regroupent le plus grand nombre de personnes vivant en squat et bidonvilles. La médiation en santé vise à améliorer l’accès aux droits, à la prévention et aux soins des personnes éloignées des systèmes de santé, en prenant en compte leurs spécificités.

Par ailleurs, l’ONG accompagne également les personnes en situation d’exil afin de les aider dans leur intégration sociale et professionnelle.

Première Urgence Internationale en action

Première Urgence Internationale envisage la santé comme une situation globale de bien-être mental et physique et aborde dans leur ensemble les questions de l’inclusion et de la santé physique et mentale. Le centre d’insertion propose des programmes d’apprentissage de la langue française, complétés par une permanence juridique et des activités de promotion et prévention de la santé, incluant un suivi psychosocial et un accompagnement social. Dans les squats et bidonvilles, l’ONG travaille également à la promotion de la santé, et accompagne les populations dans leur parcours de soin et leur parcours administratif afin d’ouvrir des droits à la santé.

Durant la première phase de COVID-19, Première Urgence Internationale a développé ses activités « d’aller vers » : Les équipes mobiles mises en places ont mené des actions de sensibilisation et d’orientation et distribué des kits d’hygiène aux familles des squats et bidonvilles. L’ONG a également permis d’assurer l’accès à l’eau potable dans huit lieux de vie. Elle a ensuite répété ses activités d’urgence durant le second confinement, tout en reprenant ses activités de médiation en santé, et en conduisant une évaluation des besoins dans les nouveaux lieux de vie. Des activités de prise en charge de la santé mentale et de soutien psychosocial ont été développées.

Première Urgence Internationale développe aujourd’hui une approche de santé globale, étroitement liée à l’inclusion sociale, basée sur le constat que l’état de santé physique et mentale des personnes influence les chances de réussite d’une démarche d’insertion sociale et professionnelle.

 

Photo du haut : © Yann Le Pape

La mission France en images

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