Comprendre la crise en République Démocratique du Congo

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Urgence Vénézuela

Séismes

Deux séismes majeurs de magnitudes 7,2 et 7,5 sont survenus le 24 juin à proximité de Caracas.
Première Urgence Internationale suit de près l'évolution de la situation. Nos équipes sur place sont en sécurité et pleinement mobilisées pour évaluer les besoins des populations affectées, en coordination avec les acteurs présents.

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Décryptage sur le contexte en RDC  

Quelle est la situation actuelle en République Démocratique du Congo ?

Depuis plusieurs décennies, la République démocratique du Congo est confrontée à une crise multidimensionnelle caractérisée par une insécurité chronique, des conflits armés persistants et une grande fragilité institutionnelle.  

Dans l’est du pays, notamment au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri, les violences se sont fortement intensifiées avec la montée en puissance du Mouvement du 23 mars, groupe armé plus connu sous le nom M23, qui contrôle désormais des zones stratégiques riches en ressources minières et administre certains territoires.  

Cette situation s’inscrit dans un contexte régional complexe, impliquant notamment le Rwanda et l’Ouganda, et alimenté par la compétition autour de ressources naturelles, notamment le coltan, l’or et le cuivre.  

Sur fond de conflit armé, la RDC traverse en parallèle une crise sanitaire majeure marquée par la 17ème épidémie de maladie à virus Ebola, déclarée en mai 2026. Cette flambée, causée par la souche Bundibugyo pour laquelle aucun vaccin n’existe à ce jour, a été classée comme urgence de santé publique de portée internationale par l’OMS. Au 23 juin 2026, le bilan officiel s’élevait à 1 094 cas de contaminations dont 277 cas de décès, selon les chiffres du ministère de la santé congolais. 

Quelle est l’origine du conflit en République Démocratique du Congo ? 

Le conflit qui frappe la RDC remonte à plusieurs décennies. Il en résulte un écroulement des services de l’état et une forte présence humanitaire, tandis que trois processus de paix parallèles peinent à produire des résultats.  

Le M23, acteur central du conflit, contrôle des zones stratégiques riches en mines, l’exploitation des ressources étant l’un des principaux moteurs des violences. Le Rwanda a récemment reconnu une coopération sécuritaire avec le M23, qu’il justifie notamment par la protection de populations Tutsi (Banyamulenge) présentées comme menacées par des groupes Hutu issus des violences de 1994. 

Cette lecture sécuritaire et ethnique s’inscrit aussi dans une lutte d’influence internationale : les États-Unis soutiendraient indirectement le Rwanda et le M23 afin de concurrencer la présence chinoise dans le secteur minier. Sur le terrain, les FARDC s’appuient sur des milices locales, ce qui alimente de graves exactions contre les civils. Par ailleurs, d’autres foyers de violence persistent, notamment en Ituri et au Nord-Kivu, où des conflits ethniques impliquent l’Ouganda. Les ADF, groupe armé ayant prêté allégeance à l’organisation jihadiste Etat Islamique, alliés au M23, sont combattus par une coalition des forces congolaises et ougandaises, illustrant l’enchevêtrement régional du conflit.   

Quelles sont les conséquences de la crise sur les pays voisins ? 

    En mai 2026, une 17ème épidémie de maladie à virus Ebola s’est déclarée en RDC. Cette flambée présente plusieurs caractéristiques particulièrement préoccupantes. Elle est causée par la souche Bundibugyo, plus rare, pour laquelle il n’existe à ce stade ni vaccin homologué ni traitement spécifique, contrairement à la souche Zaïre.  

    Face à la gravité de la situation, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a classé l’épidémie de maladie à virus Ebola comme une « urgence de santé publique de portée internationale » dès le 17 mai 2026, appelant à une coordination internationale renforcée. Dans le même temps, le niveau de risque national a été rapidement réévalué de « élevé » à « très élevé ». 

    Le 23 juin 2026, le ministère de la santé congolais a publié un rapport annonçant 1 094 cas de contamination dont 277 décès. La transmission concerne plusieurs provinces, notamment l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Des cas transfrontaliers ont également été signalés, en particulier en Ouganda, où 19 infections ont été confirmées, dont deux mortelles. 

    Décryptage de la situation humanitaire en RDC 

    Quelles est la situation humanitaire ? 

    La situation humanitaire se caractérise par la présence d’importants camps de déplacés à l’est du pays. A la crise sécuritaire vient se greffer une crise sanitaire, déclenchée par une nouvelle épidémie de maladie à virus Ebola, dont la souche Bundibugyo est encore peu connue.  

    En effet, au mois de mai 2026, l’Organisation Mondiale de la Santé a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale face à la propagation rapide de ce virus, qui se traduit par une fièvre hémorragique. Le foyer principal de l’épidémie se trouve dans la province de l’Ituri, à l’est du pays.  

    Aucun vaccin ni traitement spécifique ne sont disponibles à ce jour pour guérir les personnes touchées par ce virus. On soigne les symptômes pour aider le corps à lutter contre l’infection, dont la mortalité se situe entre 25% et 50%. Si ce taux est cliniquement inférieur aux autres souches connues, cela ne signifie pas forcément que la maladie est moins virulente ou que la situation est moins grave. 

    Quels sont les obstacles concrets à l’acheminement de l’aide humanitaire au Soudan ? 

    Face à une maladie qui a le potentiel de ravager les communautés, à l’instar de l’épidémie meurtrière de 2014, faire barrière à la désinformation est essentiel pour protéger les populations. Les fausses informations ou infox se diffusent rapidement au sein des communautés et entravent le travail du personnel soignant.  

    Nos activités d’engagement communautaire jouent un rôle crucial dans la gestion des rumeurs et la diffusion de messages clairs concernant les symptômes, les modes de transmission, les mesures de prévention et l’importance du recours précoce aux soins. 

    Aujourd’hui, la réponse à cette épidémie entre dans une phase décisive. Sans action rapide et à grande échelle, le risque d’une propagation accrue, y compris au niveau régional, est élevé.  

    Outre la crise sanitaire causée par cette nouvelle épidémie de maladie à virus Ebola, les attaques contre les travailleurs humanitaires sont fréquentes. Des incidents violents mettant à partie des humanitaires sont fréquents, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu, les plus affectées par les enlèvements et les braquages de véhicules. 

    La détérioration des infrastructures routières, ainsi que le délabrement des espaces aéroportuaires et des ponts dans la plupart des provinces du pays posent de grands défis pour l’acheminement de l’assistance humanitaire en RDC. Pendant la saison pluvieuse, certains territoires restent inaccessibles en raison du mauvais état des routes. 

    Découvrez les activités de Première Urgence Internationale en RDC

    Quelles sont les actions menées en RDC et dans les pays voisins ? 

    Présente en RDC depuis 2001, Première Urgence Internationale intervient dans 4 provinces, soutenant plus de 30 centres de santé et 3 hôpitaux généraux, en plus du déploiement d’équipes d’urgence dans les zones difficiles d’accès pour fournir aux populations des soins de santé primaire, de santé maternelle et néonatale, de protection et de soutien psychosocial, ou encore de dépistage et de prise en charge de la malnutrition aigüe sévère. Dans la zone située autour de Goma, au Nord-Kivu, Première Urgence Internationale est aujourd’hui un des principaux acteurs de réponse d’urgence en Santé, en Nutrition et Protection sur une dizaine de sites de déplacés aux alentours de la ville. 

    Dans le contexte critique de la nouvelle épidémie de maladie à virus Ebola déclarée en mai 2026, nos équipes sont à pied d’œuvre pour contenir la propagation de l’infection et protéger les populations. Notre personnel se prépare à intensifier rapidement la réponse.  

    A l’annonce de l’urgence sanitaire liée à cette épidémie, notre priorité absolue a été dans un premier temps de sécuriser nos équipes locales, avant de relancer les activités, tandis que les mécanismes de financement d’urgence sont en train de s’activer pour nous donner les moyens d’agir vite. En coordination avec les autorités et nos partenaires, nous suivons de très près l’évolution de l’épidémie et participons à la riposte sur place.  

    Grâce à notre fonds d’urgence, nous avons pu débloquer des premiers moyens pour fournir des équipements de protection individuelle à nos équipes locales, une condition indispensable pour pouvoir agir. 

    Qu’est-ce qu’Ebola ? 

    La maladie à virus Ebola est une maladie grave, souvent mortelle chez l’humain, qui se manifeste par une fièvre hémorragique. Il s’agit d’une maladie zoonotique, ce qui signifie qu’elle peut se transmettre des animaux à la population humaine, lorsque des personnes ont un contact étroit avec le sang, les sécrétions, les organes ou d’autres liquides biologiques d’animaux infectés comme les chauves-souris frugivores, les chimpanzés, les gorilles, les singes, les antilopes forestières ou les porcs-épics trouvés malades ou morts ou dans la forêt tropicale. Ce contact peut avoir lieu lors de la consommation de viande de brousse contaminée. 

    Pourquoi la RDC est-elle autant frappée par cette épidémie ? 

    La RDC est l’un des pays les plus touchés au monde par la maladie à virus Ebola. Le virus a été identifié pour la première fois en 1976 à Yambuku, dans l’ex-Zaïre, donnant son nom à l’une des souches de cette maladie.  

    Depuis lors, le pays a connu plusieurs flambées successives : 17 épidémies ont été recensées depuis 1976, reflétant la persistance du virus dans l’environnement et la vulnérabilité structurelle du système de santé.  

    Certaines épidémies ont particulièrement marqué l’histoire du pays. En 1995, l’épidémie de Kikwit constitue la première crise largement médiatisée à l’échelle internationale. Plus récemment, l’épidémie de 2018 à 2020 dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri a été la plus grave jamais enregistrée dans le pays, avec 3 481 cas et 2 299 décès. En 2025, une 16ème épidémie a été signalée dans le Kasaï, dans la zone de santé de Bulape : plus limitée géographiquement, elle a totalisé 64 cas et 45 décès, avant d’être déclarée terminée le 1er décembre 2025. Au cours des épidémies passées, taux de mortalité allant de 25 % à 90 % ont été enregistrés. 

    La récurrence de ces épidémies s’explique par plusieurs facteurs structurels. La fragilité du système de santé, l’isolement de nombreuses zones rurales, la proximité avec des réservoirs d’animaux, ainsi qu’un contexte d’insécurité chronique qui entrave les interventions sanitaires contribuent à maintenir un risque élevé d’émergence et de propagation du virus. 

    Malgré ces défis, des progrès importants ont été réalisés ces dernières années, notamment grâce au développement de vaccins et de traitements efficaces contre certaines souches, notamment la souche Zaïre, et à l’amélioration des capacités de riposte. 

    Comment la maladie Ebola se transmet-elle ? 

    La maladie à virus Ebola n’est pas un virus respiratoire. La transmission se fait uniquement par contact direct avec les fluides corporels (sang, salive, sueur) d’une personne malade ou décédée des suites de la maladie. La transmission peut également se faire indirectement via des objets ou des surfaces contaminés. 

    Si les personnes infectées ne peuvent pas transmettre la maladie tant qu’elles n’ont pas développé de symptômes, elles restent contagieuses tant que leur sang contient le virus. Tant qu’il n’y a pas de forte fièvre, douleurs musculaires ou de malaise général, le virus est inactif et ne se transmet pas. 

    Les personnels soignants sont particulièrement exposés et contractent souvent le virus en traitant des malades. 

    Une personne décédée de la maladie est la plus contagieuse au moment du décès et peut rester contagieuse plusieurs jours après sa mort. 

    Les rites funéraires et les cérémonies d’inhumation, faisant partie intégrante de la culture congolaise, contribuent à accélérer la transmission du virus.  

    Les mesures d’hygiène de base sont essentielles pour limiter les risques de transmission. Il faut se laver régulièrement les mains, éviter les contacts avec les personnes malades, mais aussi limiter la manipulation ou la consommation de viande de brousse. 

    Une peau saine et intacte reste une barrière protectrice efficace. 

    Les personnels soignants doivent prendre des mesures supplémentaires afin d’éviter tout contact aussi bien avec le sang ou les liquides biologiques des patients qu’avec les surfaces ou objets contaminés. 

    Quels sont les symptômes d’Ebola ?  

    La période d’incubation, ou le délai entre l’infection et l’apparition des premiers symptômes, varie de 2 à 21 jours. Les premiers symptômes arrivent généralement de manière soudaine : fièvre, fatigue, malaise, douleurs musculaires, maux de tête et maux de gorge. La maladie évolue ensuite vers d’autres symptômes comme les vomissements, la diarrhée, les douleurs abdominales, les éruptions cutanées ainsi que l’insuffisance rénale et hépatique. 

    Certains patients peuvent aussi souffrir d’hémorragies internes et externes, avec notamment la présence de sang dans les vomissures et les selles ainsi que des saignements du nez, des gencives et du vagin. 

    La maladie peut également toucher le système nerveux central et provoquer un sentiment de confusion ou d’irritabilité. 

    Comment traite-t-on cette maladie ? 

    Il n’existe ni vaccin ni remède spécifique à ce jour pour la souche concernée par l’épidémie en cours, la souche Bundibugyo. Le traitement est donc symptomatique. On tente de soigner les symptômes afin d’aider le corps à lutter contre l’infection, dont la mortalité se situe entre 25% et 50%. Si ce taux est cliniquement inférieur aux souches antérieures, cette épidémie est source d’inquiétudes particulières, car la forme Bundibugyo est moins connue des spécialistes.  

    La prise en charge rapide et des soins intensifs, comme la réhydratation, la correction des troubles électrolytiques ou encore la prise en charge des défaillances d’organes, améliorent les chances de survie du malade. C’est pourquoi la réactivité et la détection précoce des cas suspects est primordiale dans la riposte à cette épidémie. 

    Comment Première Urgence Internationale répond-elle à l’épidémie de maladie à virus Ebola en RDC ? 

    Première Urgence Internationale se mobilise, notamment en menant des activités de dépistage de cas suspects. Les individus présentant des symptômes sont ensuite redirigés vers des centres de traitement de la maladie. Nous avons également mis en place dans des zones d’isolement afin de réduire les risques de transmission au sein des structures de santé.  

    Nous travaillons sur la prévention et le contrôle des infections, et venons en appui aux infrastructures d’eau, hygiène et assainissement : fourniture d’équipements de protection individuelle, de solutions désinfectantes, de pulvérisateurs, de dispositifs de lavage des mains et de consommables aux structures de santé soutenues, et formation des agents de santé à la prévention et au contrôle des infections. 

    Nous veillons à maintenir une collaboration étroite avec les autorités sanitaires du pays, le cluster santé et les acteurs de la riposte pour assurer l’alignement avec les protocoles nationaux et la complémentarité des interventions. 

    Enfin, Première Urgence Internationale appuie la surveillance épidémiologique grâce au renforcement des systèmes d’alerte au niveau communautaire et des structures de santé, l’amélioration de la collecte de données, la détection précoce des cas et la mise à disposition de matériel de prélèvement. 

    Première Urgence Internationale a-t-elle déjà répondu à l’épidémie de maladie à virus Ebola en RDC ? 

    Ce n’est pas la première fois que nous répondons à une urgence sanitaire de cette ampleur. Nos équipes sont déjà intervenues sur de multiples épidémies de maladie à virus Ebola. 

    Notre approche, centrée sur le renforcement du système de santé et l’engagement communautaire, a démontré son efficacité pour contenir la propagation du virus et renforcer durablement la résilience locale.  

    En effet, Première Urgence Internationale a joué un rôle clé lors de plusieurs épidémies d’Ebola en RDC. En 2019, nous avons identifié et permis l’isolement précoce du premier cas à Goma, au Nord-Kivu. Nous avons également renforcé la prévention et le contrôle de l’infection dans cette zone, tout en venant en appui à 21 structures de santé, notamment via la mise en place de systèmes de mentorat. Notre intervention a permis d’empêcher la prolifération de l’épidémie dans l’agglomération. 

    Comment soutenir les actions humanitaires de l’ONG Première Urgence Internationale ? 

    Pour répondre efficacement aux besoins des populations en RDC, le don financier est aujourd’hui l’action la plus efficace et la plus adaptée. Il permet à nos équipes de réagir rapidement, de s’adapter en permanence à l’évolution de la situation et d’agir dans le respect de la dignité des populations.

    Faire un don financier : l’efficacité au service de la dignité 

    Le don en ligne sur notre formulaire sécurisé est le levier le plus rapide. 

    La réactivité : Il permet d’acheter des biens de première nécessité (médicaments, eau, abris) directement dans les pays voisins ou sur les marchés locaux.

    L’adaptabilité : Si les besoins changent en 24 heures, l’argent peut être réalloué instantanément. 

    Si aucune cagnotte spécifique n’est ouverte pour cette crise, votre don sera affecté à notre Fonds d’Urgence. Ce fonds est le garant de notre indépendance : il nous permet d’intervenir dans les premières heures d’une catastrophe, avant même que l’aide internationale ne s’organise. 

    Pourquoi nous n’acceptons pas de dons en nature (Vêtements, nourriture, etc.) ? 

    Bien que l’intention soit généreuse, l’envoi de biens matériels depuis la France peut paradoxalement nuire aux populations et aux opérations de secours. C’est l’application du principe humanitaire « Do No Harm » (Agir sans nuire).  

    Le plan logistique : Le transport de vêtements ou de nourriture par avion ou par bateau coûte souvent plus cher que la valeur des biens eux-mêmes. Ces ressources sont beaucoup plus utiles lorsqu’elles sont investies directement dans des soins médicaux ou des services essentiels sur place. 

     
    L’économie locale : L’envoi massif de biens gratuits peut également fragiliser les économies locales, en concurrence avec des commerçants qui tentent de maintenir leur activité malgré la crise. Acheter localement, lorsque c’est possible, permet au contraire de soutenir ces économies et de participer à la résilience des communautés.

    L’adéquation aux besoins : Les besoins réels sur le terrain sont très spécifiques : types de médicaments, normes alimentaires, kits d’hygiène adaptés. Les dons non sollicités créent souvent des encombrements logistiques qui ralentissent l’acheminement de l’aide vitale.  

    La dignité : Fournir des produits adaptés à la culture et au climat local respecte la dignité des personnes assistées.
     

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