Actualité
Depuis près de quatre ans, la guerre en Ukraine continue d'avoir de lourdes conséquences pour les populations civiles. Déclenchée le 24 février 2022 par l'invasion de troupes russes sur le territoire ukrainien, elle s'inscrit dans plusieurs décennies de tensions entre les deux pays voisins et, plus largement, entre la Russie et l'Occident depuis le démembrement de l'URSS.
Publié le 25/08/2026 | Temps de lecture : 20 min
Malgré les pourparlers de paix entamés à l’été 2025, les combats et les frappes se poursuivent. Tout au long de l’année 2026, plusieurs vagues de drones et de missiles ont notamment visé Kiev ainsi que d’autres régions du pays. Ces attaques affectent également les infrastructures énergétiques, entraînant des coupures d’électricité quotidiennes qui perturbent l’accès à l’eau, au chauffage, à la lumière et à d’autres services essentiels, alors que les températures hivernales peuvent atteindre -20 °C.
La prolongation du conflit continue ainsi de générer d’importants besoins humanitaires, particulièrement à proximité de la ligne de front et dans les territoires sous contrôle russe, où l’accès aux populations civiles reste très limité.
Le conflit ouvert qui se déroule actuellement sur le sol ukrainien a commencé le 24 février 2022, lorsque la Russie a lancé une invasion à grande échelle du territoire ukrainien. Toutefois, il s’inscrit dans une histoire plus longue de tensions entre la Russie et l’Ukraine.
Après le démembrement de l’Union soviétique en 1991, la Russie et l’Ukraine reconnaissent leurs frontières mutuelles. En 1995, les deux pays actent la dénucléarisation de l’Ukraine et la location à la Russie de la base navale de Sébastopol, située sur la mer Noire.
Au cours des décennies suivantes, l’Ukraine connaît plusieurs bouleversements politiques, de la Révolution orange à l’Euromaïdan en 2013-2014, accompagnés d’un rapprochement géostratégique progressif avec l’OTAN et l’Union européenne. Les tensions aboutissent au conflit dans le Donbass et à l’annexion de la Crimée par la Russie au printemps 2014, avant l’invasion à grande échelle de février 2022.
Les causes de la guerre en Ukraine sont multiples et s’inscrivent dans plusieurs décennies d’évolutions politiques et géostratégiques.
Les différents territoires qui constituent aujourd’hui l’État souverain ukrainien ont leur propre histoire et des réalités économiques différentes. L’ouest du pays est historiquement davantage rural et agricole, tandis que l’est, notamment le Donbass, constituait l’un des principaux territoires industriels de l’URSS.
Après la disparition de l’Union soviétique, l’Ukraine se rapproche progressivement de l’Union européenne et de l’OTAN. Cette orientation contribue aux tensions avec la Russie, qui considère notamment une éventuelle adhésion de l’Ukraine à l’OTAN comme une menace directe envers sa sphère d’influence.
À partir de 2014, le conflit dans le Donbass et l’annexion de la Crimée par la Russie marquent une nouvelle étape dans ces tensions. Le 24 février 2022, l’invasion russe à grande échelle fait basculer le conflit dans une guerre conventionnelle (de terrain) qui se poursuit aujourd’hui.
L’Ukraine est devenue un État indépendant en 1991, à la suite du démembrement de l’Union soviétique.
Les territoires qui composent aujourd’hui l’Ukraine ont connu des histoires politiques, culturelles et économiques différentes. Après la disparition de l’URSS, l’Ukraine et la Russie ont reconnu leurs frontières mutuelles et engagé de nouvelles relations en tant qu’États souverains.
Cette indépendance constitue un élément important pour comprendre le conflit actuel : depuis février 2022, l’Ukraine joue sa survie en tant que nation et État souverain, selon les éléments de langage de Première Urgence Internationale.
L’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022 a déclenché le plus rapide mouvement de population depuis la Seconde Guerre mondiale, selon le Plan de réponse humanitaire de l’OCHA.
En 2024, 14,6 millions de personnes avaient besoin d’une aide humanitaire, tandis que 3,6 millions de personnes étaient déplacées à l’intérieur du pays et 6,2 millions de réfugiés ukrainiens se trouvaient en Europe. Les besoins restent particulièrement importants dans les zones directement touchées par les combats et dans les territoires sous contrôle russe.
Entre 2022 et 2025, l’Union européenne et ses États membres ont consacré plus de 4,2 milliards d’euros d’aide humanitaire aux populations civiles affectées par la guerre en Ukraine.
La prolongation du conflit continue cependant d’affecter l’accès aux services essentiels et de générer de nouveaux besoins, notamment en matière de santé, santé mentale et soutien psychosocial, protection, logement et accès aux biens de première nécessité.
Le bilan humain de la guerre en Ukraine continue d’augmenter et reste difficile à établir avec précision, particulièrement concernant les pertes militaires.
Les estimations des pertes militaires sont beaucoup plus incertaines. En juin 2025, le Center for Strategic and International Studies estimait les pertes militaires à environ un million de personnes côté russe, dont 250 000 morts, et à 400 000 côté ukrainien, dont 60 000 à 100 000 morts. Ces données correspondent à des estimations et incluent à la fois des morts et des blessés dans le chiffre global des « pertes ».
Il est donc important de distinguer le nombre de victimes civiles, les estimations du nombre de militaires tués et le nombre total de pertes militaires. Les combats en cours rendent impossible l’établissement d’un bilan humain définitif.
Après plusieurs années de guerre, les populations civiles continuent d’être confrontées à des besoins importants en matière de santé, protection, santé mentale et soutien psychosocial, logement et accès aux services essentiels.
La nature prolongée de la crise perturbe le fonctionnement des services publics de base. Les établissements de santé peuvent être endommagés ou confrontés à des difficultés d’approvisionnement, tandis que les populations vivant à proximité de la ligne de front rencontrent davantage d’obstacles pour accéder aux soins.
Les déplacements successifs rendent également certaines familles particulièrement vulnérables. Les personnes récemment déplacées peuvent avoir besoin d’un accès rapide à des abris et à des articles essentiels non alimentaires, notamment pendant l’hiver.
Les attaques contre les infrastructures énergétiques ont également des conséquences directes sur les conditions de vie. Les coupures de courant quotidiennes affectent le chauffage, l’eau, la cuisine et l’éclairage des foyers, y compris dans les grandes villes. En période hivernale, ces difficultés peuvent entraîner de nouveaux besoins humanitaires.
Les besoins en santé mentale et soutien psychosocial sont particulièrement importants après plusieurs années de conflit et d’exposition répétée à la violence et à l’insécurité.
70 % des adultes déclarent souffrir d’anxiété, de dépression ou de stress sévère, tandis que 77 % des enfants en âge d’aller à l’école ont besoin d’un soutien psychosocial appuyé.
Les populations civiles sont confrontées à de multiples facteurs de stress : bombardements, déplacements, séparation des familles, mobilisation militaire, incertitude permanente et difficultés d’accès aux services. Le personnel de santé, directement exposé aux conséquences du conflit et à une forte pression professionnelle, a lui aussi besoin d’un accompagnement psychologique.
Dans les territoires sous contrôle russe, les besoins en santé mentale et soutien psychosocial sont particulièrement pressants en raison de l’exposition prolongée à l’insécurité, de l’isolement par rapport aux réseaux de confiance, des restrictions de mouvement et de l’accès réduit à des services fiables.
L’accès aux populations vulnérables reste particulièrement compliqué à proximité de la ligne de front et dans les territoires sous contrôle russe.
Plus d’un million de civils vivant dans ces territoires sont confrontés à une situation humanitaire critique, avec un accès limité aux services essentiels et une présence très restreinte des organisations humanitaires internationales. Les besoins multisectoriels y restent également sous-documentés en raison des contraintes d’accès.
La multiplication et l’évolution des moyens militaires compliquent encore davantage les interventions. Alors que les équipes pouvaient auparavant envisager certaines opérations jusqu’à 15 ou 20 kilomètres de la ligne de front, la portée de nouveaux équipements et drones peut désormais atteindre 30 kilomètres, réduisant les possibilités d’accès en toute sécurité.
La présence généralisée de mines et de munitions non explosées constitue également un risque supplémentaire pour les populations civiles et les acteurs humanitaires.
Présente en Ukraine depuis 2014, Première Urgence Internationale intervient auprès des populations civiles affectées par le conflit. L’organisation dispose de bases opérationnelles dans les oblasts de Kharkiv, Dnipropetrovsk et Donetsk, ainsi que d’un bureau de coordination à Kyiv, et intervient également dans les oblasts de Soumy et Zaporijjia.
Les équipes développent principalement des activités de santé, de santé mentale et soutien psychosocial, de protection, notamment en matière de violences basées sur le genre, ainsi que des transferts monétaires à usages multiples. Première Urgence Internationale soutient également les populations et les établissements de santé touchés par des chocs soudains et facilite l’accès des populations vulnérables à des soins de santé primaires de qualité.
Une attention particulière est portée aux personnes récemment déplacées et aux populations ayant des besoins spécifiques, notamment à proximité de la ligne de front et dans les zones où l’accès aux services de santé et de protection reste limité.
Pour répondre efficacement aux besoins des populations touchées par la guerre en Ukraine, le don financier est aujourd’hui l’action la plus efficace et la plus adaptée. Il permet à nos équipes de réagir rapidement, de s’adapter en permanence à l’évolution de la situation et d’agir dans le respect de la dignité des populations.
Le don en ligne sur notre formulaire sécurisé est le levier le plus rapide.
Si aucune cagnotte spécifique n’est ouverte pour cette crise, votre don sera affecté à notre Fonds d’Urgence. Ce fonds est le garant de notre indépendance : il nous permet d’intervenir dans les premières heures d’une catastrophe, avant même que l’aide internationale ne s’organise.
Bien que l’intention soit généreuse, l’envoi de biens matériels depuis la France peut paradoxalement nuire aux populations et aux opérations de secours. C’est l’application du principe humanitaire « Do No Harm » (Agir sans nuire).
Soutenir l’action humanitaire, ce n’est pas seulement un geste financier. Continuer à donner de la visibilité aux conséquences humanitaires de la guerre en Ukraine est aussi une forme d’engagement essentielle.
En likant, commentant ou partageant nos publications sur les réseaux sociaux, vous contribuez à maintenir l’attention sur les besoins des populations civiles, alors que la guerre se prolonge et continue d’affecter des millions de personnes.
Cette visibilité permet de toucher de nouveaux publics, de mobiliser d’autres soutiens et de rappeler que, plusieurs années après le début de l’invasion à grande échelle en février 2022, les besoins humanitaires restent considérables, notamment à proximité de la ligne de front et dans les zones où l’accès humanitaire est limité.
Même sans faire de don, un simple partage peut amplifier les appels à l’aide, soutenir le travail des équipes sur le terrain et contribuer à maintenir la mobilisation autour des populations les plus vulnérables.
a. Don en ligne
Pour soutenir nos actions, vous pouvez effectuer un don sécurisé directement sur notre plateforme de don en ligne vers notre Fonds d’Urgence.
Notre Fonds d’Urgence nous donne la réactivité nécessaire pour intervenir rapidement auprès des populations les plus vulnérables.
Cette indépendance financière permet à nos équipes d’agir également sur les crises qui reçoivent moins d’attention ou de financements. 94 % de nos fonds sont directement utilisés pour nos missions sociales.
Vos dons nous permettent d’être présents en amont des crises dans les régions les plus instables, de mener nos actions avec la plus grande rapidité pendant les crises, mais également de rester sur place une fois l’urgence passée pour couvrir les besoins essentiels des populations et accompagner les phases de stabilisation et de reconstruction.
b. Don par chèque
Libellez votre chèque à l’ordre de Première Urgence Internationale et envoyez-le à l’adresse suivante : 2, rue Auguste Thomas – 92600 Asnières-sur-Seine.
Pour que celui-ci soit fléché, merci de préciser Ukraine.
Le saviez-vous ? Votre don ouvre droit à une réduction d’impôt égale à 75 % du montant du don (dans la limite du plafond de la loi Coluche), puis 66 % au-delà.
Pour des dons supérieurs à 10 000 €, merci de nous contacter à l’adresse [email protected].
c. Pour les entreprises (Mécénat)
Si vous représentez une entreprise, vous pouvez mettre en place un mécénat financier ou un don de compétences. Contactez notre service [email protected] pour co-construire une réponse solidaire adaptée à votre structure.
Première Urgence Internationale dispose d’un service comptable et d’un service de contrôle de gestion dont la rigueur et la transparence ont été attestées lors de chaque audit de nos partenaires financiers. Les comptes annuels de nos exercices sont également certifiés chaque année sans réserve par Deloitte & Associés, notre commissaire aux comptes.