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À Petropavlivka, dans la région de Dnipropetrovsk, l’héroïsme porte aussi une blouse blanche. Sous la menace constante des bombardements, Première Urgence Internationale, avec le soutien du Centre de Crise et de Soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (CDCS), a déployé une formation vitale pour les soignants locaux.
Publié le 28/04/2026 | Temps de lecture : 6 min
Dès les toutes premières heures de la crise, les équipes de Première Urgence Internationale se sont mobilisées sans relâche. Présentes à Baalbek, Hermel, Beyrouth ou encore dans le sud du pays, près de la frontière israélienne, violemment touchée, elles agissent avec un engagement exceptionnel pour venir en aide aux civils pris au piège des violences.
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L’objectif ? Garantir que chaque professionnel de santé maîtrise les gestes qui sauvent, même au cœur du chaos.
La théorie s’efface devant la réalité du terrain. À Petropavlivka, l’organisation d’une session de soins d’urgence en Ukraine relève du défi logistique et sécuritaire. Face au risque de frappes, la formation s’est tenue dans l’étroit couloir d’un centre de santé, respectant la règle de sécurité des « deux murs », soit de rester à deux murs de séparation de l’extérieur.
Malgré l’exiguïté, le bruit et la tension des alertes aériennes, les équipes médicales n’ont pas reculé. Elles ont suivi les protocoles rigoureux de l’European Resuscitation Council et de l’American College of Surgeons pour maîtriser deux piliers de la survie :
Dans cette communauté, une grande partie du personnel médical est en âge de prendre sa retraite. Pour ces soignants, se déplacer vers les grandes villes est un obstacle physique et sécuritaire. En apportant l’expertise directement à eux, Première Urgence Internationale s’assure qu’aucun territoire n’est laissé pour compte.
Durant les huit heures de formation, deux explosions ont retenti dans la ville. Pourtant, aucun participant n’a quitté son poste. La concentration est restée totale : ici, apprendre n’est pas un luxe, c’est un outil de survie.
La directrice du centre de santé local (PHCC) souligne une première historique pour son établissement. Au-delà du transfert de connaissances, cette journée a permis de briser les barrières psychologiques.
Pour eux, cette session a été « une bouffée d’air frais », une occasion de mettre à jour les connaissances essentielles nécessaires en temps de guerre et d’organiser un travail d’équipe efficace.
Le jour même, après la formation, le directeur a personnellement appelé Première Urgence Internationale pour exprimer sa gratitude pour l’organisation de cette formation.