Communiqué de presse
Depuis plus de deux semaines, d’intenses bombardements israéliens au Liban ont entraîné des déplacements de population massifs. Plus de 830 000 personnes ont dû quitter leurs habitations sur ordre d’évacuation d’Israël, qui mène une offensive militaire contre le Hezbollah au sud et à l’est du pays.
Pris en étau entre les deux belligérants et sommés par l’armée israélienne d’évacuer des villages, des villes ou des quartiers entiers, soit 15 à 20 % du territoire libanais, des centaines de milliers de résidents ont rassemblé leurs affaires dans l’urgence et quitté les zones de combat.
Leur exode, non sans danger, les expose à des menaces supplémentaires. Bloquées pendant des heures sur les routes, les personnes déplacées courent le risque d’être touchées par les frappes aériennes. Nombre de familles, déjà traumatisées par le souvenir encore douloureux du conflit qui avait ravagé le pays à l’automne 2024, vivent dans la peur d’être tuées à tout moment.
Ceux qui ne peuvent pas louer un logement ou être hébergés par des proches s’entassent dans des abris collectifs aussi surchargés qu’inadaptés, où les conditions de vie sont inhumaines : services de base (eau, électricité, accès aux soins) sous pression, sanitaires insuffisants ou vétustes… D’autres encore n’ont nulle part où aller et dorment à la rue, dans leurs véhicules ou sur la plage.
Jusque dans les zones bombardées, les équipes de Première Urgence Internationale distribuent sans répit des milliers de matelas, oreillers, couvertures, produits d’hygiène et eau potable dans une quarantaine de centres d’hébergement temporaires. Depuis les premières heures, nous avons déjà réalisé plus de 500 consultations médicales et mis en place plus de 20 cliniques de soins primaires.
“C’est cycle après cycle de crise” pour les plus vulnérables, comme les personnes âgées, les enfants, les femmes enceintes ou encore les personnes atteintes de maladies chroniques, a déclaré Kevin Charbel, Directeur Pays au Liban.
Les parallèles avec le mode opératoire de l’armée israélienne dans le Territoire palestinien occupé sont alarmants. Nous craignons une nouvelle catastrophe de la même ampleur. Première Urgence Internationale appelle les parties au conflit à protéger les populations et les infrastructures civiles, ainsi que l’accès humanitaire, en vertu de ses obligations légales.
Porte-paroles :
Contact presse : Juliette Maigné ([email protected]) au +33 7 83 42 57 19.