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À Awash, dans la région Afar en Éthiopie, la vie de Rahma, 15 ans, et de sa famille a basculé le 27 septembre 2024. Un séisme dévastateur a frappé le Woreda d'Awash Fantalle, détruisant leur maison, endommageant les infrastructures, et forçant la fermeture de l'usine sucrière où travaillait sa mère, unique soutien de la famille depuis la mort de son mari.
Publié le 12/11/2025 | Temps de lecture : 7 min
Sans abri ni revenu, la famille a dû rejoindre le camp de déplacés de Dadido, un lieu surpeuplé où les conditions de vie sont précaires. Rahma, qui était en CM1, a dû mettre ses rêves d’étude en pause pour aider sa mère.

Centre de traitement du choléra (CTC) soutenu par Première Urgence Internationale à Awash, région d’Afar, 2025
Dans les conditions précaires du camp, la tragédie s’est intensifiée. La petite nièce d’un an de Rahma est tombée gravement malade, présentant les signes classiques du choléra : vomissements, diarrhée et extrême faiblesse.
« Je ne savais pas ce qu’elle avait », se souvient Rahma. « Notre seule priorité était de la conduire aux médecins le plus vite possible. »
Le lendemain, Rahma elle-même est tombée malade et a été admise pour traitement. Le choléra, une maladie mortelle d’origine hydrique, se propage rapidement dans les environnements surpeuplés et dépourvus de ressources, comme les camps de déplacés.
Grâce au Mécanisme de Réponse Rapide Éthiopien (ET-RRM) – une initiative clé coordonnée par l’IRC et financée par l’Union Européenne, IrishAid et le FCDO, la capacité de Première Urgence Internationale à intervenir en moins de 72 heures s’est avérée vitale pour Rahma et sa nièce. Cela démontre l’intérêt d’un mécanisme de réponse rapide multi-donateurs et multi-parties prenantes, capable de réagir rapidement aux crises humanitaires émergentes.

Transport d’eau par camion au camp de déplacés internes de Dadido à Awash, dans la région d’Afar, en Éthiopie, 2025.
Notre intervention s’est articulée autour de plusieurs piliers pour stopper l’épidémie de choléra dans la région de l’Afar et stabiliser la zone :

Station de lavage des mains au camp de déplacés internes de Dadido à Awash, dans la région d’Afar, en Éthiopie, 2025.
Si la vie au camp reste difficile, Rahma et sa nièce sont en bonne santé. « Après nous avoir soignés, les agents de santé nous ont expliqué les causes de la maladie, comment empêcher sa propagation et comment reconnaître les symptômes à un stade précoce », a-t-elle déclaré. Grâce à cette aide, aucun autre membre de la famille n’a dû être hospitalisé.
Près de 200 000 personnes ont été déplacées par l’intensification des combats sur la côte ouest du Yémen. Face à la hausse des besoins et à un accès aux soins de plus en plus difficile, nos équipes restent pleinement mobilisées pour maintenir l’accès aux soins, prendre en charge la malnutrition et lutter contre le choléra.
Votre don à notre Fonds d’Urgence permet à nos équipes d’intervenir rapidement lors des crises humanitaires.