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Dans le nord de l’Éthiopie, les femmes sont parmi les premières touchées par les conséquences des conflits : perte de revenus, insécurité, isolement. À Abala, dans la région Afar, Première Urgence Internationale agit pour l’autonomisation économique des femmes, en combinant protection, accompagnement psychosocial et soutien aux moyens de subsistance.
Publié le 13/05/2026 | Temps de lecture : 9 min
Dès les toutes premières heures de la crise, les équipes de Première Urgence Internationale se sont mobilisées sans relâche. Présentes à Baalbek, Hermel, Beyrouth ou encore dans le sud du pays, près de la frontière israélienne, violemment touchée, elles agissent avec un engagement exceptionnel pour venir en aide aux civils pris au piège des violences.
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À 33 ans, Helen élève seule ses deux filles à Abala. Après sa séparation, elle n’avait aucune source de revenu stable. Pour subvenir aux besoins de base, elle allait de maison en maison laver du linge, contre de petites sommes. « Je faisais tout ce que je pouvais, simplement pour survivre. » se rappelle-elle.
Une réalité partagée par de nombreuses femmes dans la région, identifiée par le bureau des affaires sociales et féminines d’Abala, partenaire du projet.
Identifiée comme particulièrement vulnérable, Helen a été intégrée à un programme de soutien aux moyens de subsistance mis en œuvre par Première Urgence Internationale, avec un financement d’Expertise France.
Ce programme combine :
L’objectif : transformer une aide ponctuelle en autonomisation économique durable, en tenant compte des réalités sociales et post-conflit.
La formation n’a pas seulement apporté des compétences techniques à Helen. Elle l’a aidée à se projeter autrement, à se voir comme actrice de son avenir.
À l’issue de la formation, Helen a pu ouvrir une petite boutique de détail, grâce à un apport financier et du matériel de base.
« Les débuts ont été difficiles. Il y avait des jours où nous avions très peu de clients, et cette période a été marquée par l’incertitude, alors que nous nous efforcions d’établir une relation de confiance et d’engagement avec la clientèle », se souvient-elle.
Grâce au suivi régulier des équipes de Première Urgence Internationale, son activité a progressivement trouvé sa place. Aujourd’hui, ses revenus lui permettent de subvenir aux besoins de ses enfants et de couvrir les dépenses quotidiennes.
Helen a également rejoint un Equb, un système communautaire d’épargne très répandu en Éthiopie, renforçant sa capacité à anticiper et à sécuriser l’avenir.
« Avant, je devais faire du porte-à-porte juste pour survivre. Aujourd’hui, je peux subvenir seule aux besoins de mes enfants. Je me sens plus en sécurité », conclut-elle.
Un changement concret, mais aussi symbolique : retrouver sa dignité et sa place au sein de la communauté.
Dans le nord de l’Éthiopie, de nombreuses femmes partagent le parcours d’Helen, notamment dans les zones affectées par le conflit.
Pour y répondre, Première Urgence Internationale déploie des équipes mobiles de santé et de protection, offrant :
Le projet financé par Expertise France permet de lier protection et autonomisation économique, pour répondre aux besoins réels des femmes touchées par les crises, au-delà de l’urgence.
Pour Helen, ce soutien a été un point de départ, quelqu’un qui croit en elle. C’est peu, mais c’est suffisant pour retrouver sa dignité et son autonomie.