RCA – Un(e) Responsable Programme Santé et Nutrition à Ndélé

Informations clés

Titre du poste

RCA – Un(e) Responsable Programme Santé et Nutrition à Ndélé

Pays

République centrafricaine

Lieu (ville/région)

Ndélé

Type de collaboration

Salarié

Type de contrat

CDD

Date de prise de poste

Dès que possible

Durée du poste

12 mois

Résumé du poste

Contexte

La République Centrafricaine fait partie des pays les plus pauvres du monde. Selon le rapport sur le développement humain en Afrique 2016 du PNUD, la RCA occupe le rang de 187ème/188 dans le monde. Depuis mars 2013 et la prise du pouvoir par l’ex coalition de groupes armés « Séléka », la Centrafrique traverse une crise politico-militaire très importante entrainant conflit armé et exactions intercommunautaires. L’un des principaux problèmes du pays reste la présence très importante de groupes armés contrôlant ou évoluant sur certaines parties du territoire. Malgré la présence de forces internationales (MINSUCA, Sangaris jusqu’à la fin de l’année 2016), la sécurisation effective du territoire est loin d’être une réalité.

Au plan politique, l’année 2016 a laissé entrevoir une amorce de transition avec l’arrivée au pouvoir d’un président nouvellement élu et la volonté du nouveau gouvernement de mettre fin aux combats et de proposer un plan de DDR de grande envergure. Cet espoir de sortie de crise reste cependant très fragile, au vu des difficultés dans les négociations avec les groupes armés et l’instabilité chronique qui persiste dans de nombreuses zones.

Cette crise politico-sécuritaire a eu des impacts humanitaires et sécuritaires conséquents, entraînant des déplacements massifs de communautés à l’intérieur du pays ainsi que des mouvements de réfugiés dans les pays frontaliers

Selon le plan de réponse humanitaire 2017-2019, la totalité de la population (4,6 millions de personnes, dont 50% sont des enfants) a été victime de l’une des crises, qui se sont succédé ces dernières années. Plus de la moitié de la population (2,4 millions de personnes) a besoin d’une aide humanitaire d’urgence. Près d’une personne sur deux (48% de la population) se trouve dans une situation d’insécurité alimentaire.

Depuis octobre 2016, la crise s’est intensifiée et a créé de nouveaux besoins.  Le nombre de personnes déplacées a augmenté de 25% entre janvier et juin 2017. En juillet 2017, un cinquième de la population totale de la RCA est déplacé (600 000 personnes déplacées, 480 000 réfugiés se trouvent également en RDC, au Tchad, au Congo, au Soudan, au Soudan du Sud et au Cameroun.

Les services sociaux de base sont dysfonctionnels ou inexistants dans de nombreuses zones. 31% des formations sanitaires ne sont pas fonctionnelles en raison de manque d’équipements, de personnels et de médicaments. Les enfants, notamment dans les zones rurales, ont perdu 2 ans de scolarité.

Les indicateurs de développement sanitaires de la République Centrafricaine sont alarmants, avec notamment un taux de mortalité infanto-juvénile à 129 pour 1000, taux supérieur aux indicateurs de la région Afrique définis par l’OMS (119). Les principales causes de décès chez les enfants de moins de 5 ans sont respectivement les infections respiratoires aigües (IRA), la diarrhée et le paludisme. Par ailleurs, le système national de santé s’est effondré, en raison des violences généralisées, de la destruction des infrastructures publiques et des pillages. Les organisations humanitaires sur le terrain aident à fournir des services de base, mais la situation générale reste alarmante, moins de la moitié des Centrafricains ayant effectivement accès aux soins de santé. Malgré l’aide, le système de santé reste fragile avec 451 structures de santé fonctionnelles, 110 partiellement fonctionnelles et 254 fermées sur les 815 existantes en République Centrafricaine. En outre, 43% des personnels de santé sont des agents de santé communautaires sans formation appropriée.

Enfin, en République Centrafricaine, moins de 35 % de la population a accès à de l’eau potable et des installations sanitaires adaptées. Seulement 22% de la population urbaine du pays a accès à l’eau à travers un réseau d’approvisionnement en eau potable. En milieu rural, seulement 34% de la population a accès à des points d’eau protégés. En assainissement, la collecte et le traitement des eaux usées est exclusivement autonome. 94% de la population rurale n’utilisent pas les latrines. En milieu urbain, 74% de la population possèdent des latrines dont 20% des latrines multifamiliales (latrines partagées).

Fin mai 2017, on compte plus de 420 000 déplacés dans le pays. Malgré l’intervention de forces internationales (Force française Sangaris et Onusienne MINUSCA) qui a permis une relative accalmie dans la capitale, Bangui, la dégradation de la situation humanitaire est à déplorer. Cette amélioration de la situation sécuritaire a permis à certains déplacés de regagner leur quartier d’origine, cependant ces derniers ont besoin d’une assistance humanitaire pour retourner dans ces quartiers et plusieurs milliers de déplacés sont encore présents dans les sites de déplacés. La sécurité reste toutefois extrêmement volatile. La tension reste vive, exacerbée par les groupes extrémistes chrétiens ou musulmans.

Responsabilités

Le/la Responsable Programme Santé – Nutrition supervise la mise en œuvre du programme de santé et nutrition dans les Centres de santé ciblés par le projet dans les districts sanitaires de Bangui.

Principales activités

Programmes: Il/Elle s’assure de la bonne mise en œuvre et du suivi du programme santé et nutrition sous sa responsabilité dans le respect des normes du MSPP et de la politique de santé de PUI.

Reporting et développement de projet : Il/Elle réalise le reporting mensuel, intermédiaire et final du projet sous sa responsabilité et participe au développement de la stratégie santé de la base et à l’écriture de nouvelles propositions de projet.

Ressources Humaines : Il/Elle supervise l’équipe médicale (salariés PUI et journaliers éventuels) en adéquation avec les politique RH de la base.

Logistique et administration : Il/Elle assure le respect des procédures logistiques et administratives du/des activités sous sa responsabilité et est responsable du budget du projet (Suivi budgétaire, demande d’achat, etc.)

Représentation: Il/Elle représente l’association auprès des partenaires, autorités et acteurs locaux impliqués dans la mise en œuvre des programmes médicaux.

Sécurité : Il/Elle contribue au respect des règles sécurité sur la base et transmet toutes informations d’ordre sécuritaire à son/sa responsable hiérarchique.

Profil recherché

Formation

Médecin / Interne ou Infirmier ou Nutritionniste

Gestion de projet

Expériences
professionnelles

Expérience sur un poste similaire demandée.

Aptitudes
transversales

Bonne qualité rédactionnelle

Connaisances en gestion de projets

Langues

Français obligatoire, Anglais et Sango apprécié.

Conditions

Rémunération

Contrat à Durée Déterminée de 12 mois.

Salaire brut mensuel : de 1 815 à 2 145 Euros selon parcours en Solidarité Internationale + majoration de 50€ par semestre d’ancienneté avec PUI

Prises en charge

Frais pris en charge notamment transport AR Domicile / Mission, visas, vaccins…

Assurance comprenant couverture médicale et complémentaire santé, assistance 24/24h, rapatriement et prévoyance

Hébergement  en maison collective

Frais de vie (« Per diem »)

Vacances

Régime de Break: 5 jours ouvrés à 3 et 9 mois de mission + prime de break

Régime de Congés Payés: 5 semaines de CP / an + billet A/R au domicile tous les 6 mois

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Personne chargée de l'offre

Responsable

Jean-Christophe Ouedraogo, Chargé de Ressources Humaines Expatriées


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RH : Candidature

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