Cameroun – Un(e) Responsable Projet Camp Management et Coordination

Informations clés

Titre du poste

Cameroun – Un(e) Responsable Projet Camp Management et Coordination

Pays

Cameroun

Lieu (ville/région)

Maroua

Type de collaboration

Salarié

Type de contrat

CDD

Date de prise de poste

01/01/2019

Durée du poste

6 mois

Résumé du poste

Contexte

Crise centrafricaine

 

Plus de trois ans après le démarrage de la crise, la République Centrafricaine présente aujourd’hui des signes positifs de stabilisation et semble initier un début de sortie de crise. Cependant, malgré la signature des accords de paix à Brazzaville en 2014, l’organisation du Forum de Bangui en mai 2015 (qui a réunit les différentes parties prenantes du conflit et de la société centrafricaine) et la tenue des élections présidentielles dans un calme relatif, la situation reste extrêmement volatile. Les groupes et milices armés sont encore extrêmement présents dans le pays et continuent les exactions et pillages.

Depuis que la crise a éclaté en RCA en décembre 2012, plus de 140 000 réfugiés, majoritairement musulmans, ont traversé la frontière camerounaise au niveau des régions de l’Est et de l’Adamaoua. Après une phase de stabilisation durant le second semestre 2014 et quelques retours spontanés, le HCR estime, dans son aperçu des besoins humanitaires pour le Cameroun, que 253 000 réfugiés centrafricains sont encore présents dans le pays. Si la situation est moins dramatique pour ces populations qu’elle ne l’a été en phase d’urgence durant l’année 2014, elle reste toutefois extrêmement préoccupante avec notamment une couverture des besoins de base partiellement assurée et des conditions en termes de logement ou d’accès à l’eau et assainissement restant préoccupantes et engendrant des risques sanitaires liés à la forte concentration de la population.

En outre, cette vague de réfugiés s’est additionée au précédent afflux de réfugiés centrafricains entre 2004 et 2011, soit environ 99 000 personnes, installés dans les villages camerounais. Ces réfugiés, dits anciens réfugiés, ont été les premiers à accueillir les nouveaux réfugiés de 2014. Une partie de ceux-ci a été installée dans les sites de réfugiés mis en place dans le cadre de la réponse humanitaire coordonnée par l’UNHCR afin de désengorger les sites frontaliers et assurer une prise en charge efficace des besoins immédiats. A ce jour, 7 sites (Timangolo, Lolo, Mbile, N’Garissingo et Gado à l’Est, NGam, Borgop dans l’Adamaoua) accueillent des réfugiés dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua, regroupant 55% des nouveaux réfugiés.

L’autre partie des réfugiés (45%) s’est installée sur les points d’entrée et dans les villages d’accueil. Néanmoins, à ce jour, l’aide humanitaire se concentre essentiellement sur les sites de réfugiés, et les besoins constatés dans les points d’entrée et dans les villages hôtes restent nombreux, urgents et non couverts. L’installation des nouveaux réfugiés a considérablement accru la pression sur les ressources existantes, et plus particulièrement sur les infrastructures d’approvisionnement en eau, les ressources en bois, les infrastructures publiques (écoles, centres de santé…), ce qui a augmenté le risque de tensions entre les communautés hôte et réfugiée.

Au-delà de la situation des réfugiés, la situation structurelle des équipements de base et des pratiques, notamment en terme d’hygiène et d’assainissement, dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua est historiquement mauvaise. La pression  supplémentaire des réfugiés dans la zone aggrave encore un peu plus cette situation et a aussi exacerbé les besoins pour les populations locales. L’UNHCR estime ainsi que pour l’Est et l’Adamaoua, ce serait au total (population hôte et réfugiés centrafricains) plus de 740 000 personnes qui seraient en besoin d’une assistance humanitaire (Aperçu des Besoins Humanitaires 2016, Décembre 2015).

Crise nigériane

Depuis 2013, les attaques et exactions du groupe islamiste Boko Haram au Nigéria, en particulier dans l’Etat du Borno, ont forcé plus de 70 000 Nigérians à fuir vers le Cameroun. Suite à la déclaration de guerre par Paul Biya, Président de la République du Cameroun, à Boko Haram, les incursions de ce groupe islamiste en territoire camerounais s’intensifient dès mai 2014 et le développement d’actes terroristes

sur le territoire camerounais à partir de 2015 dans la zone frontalière avec le Nigéria ont provoqué d’importants mouvements de population camerounaise en particulier dans les départements du Mayo-Sava, Mayo-Tsanaga, et Logone-et-Chari. En janvier 2017, on compte plus de 190 000 personnes déplacées internes dans la Région de l’Extrême-Nord et de nouveaux déplacements et entrées continuent d’être enregistrés. Ces mouvements de la population posent un sérieux problème d’accès aux ressources et aux besoins de première nécessité. La région de l’Extrême-Nord est en outre touchée par une crise alimentaire, nutritionnelle et sanitaire structurelle.

[Ce poste est basé à Maroua (dans la région de l’Extrême-Nord) et est lié à la crise nigériane. Le contexte de la crise centrafricaine est laissé à titre d’information (interventions dans l’Adamaoua et l’Est du pays)]

Responsabilités

Sous la responsabilité directe du Coordinateur Terrain, le/la Responsable de projet Camp Management and Coordination (équivalent CCCM au Cameroun) supervise la mise en œuvre du programme Technique CMC dont les objectifs sont :

  • D’assurer le management et la délivrance des services humanitaires sur le camp de réfugiés.
  • De coordonner les actions menées par les acteurs humanitaires y intervenants.
  • De capitaliser les données recueillies lors des évaluations.
  • D’assurer la diffusion des données recueillies en interne, à l’UNHCR et aux partenaires intervenant dans le camp.

Le/la Responsable Technique CMC est responsable de la planification, de la mise en œuvre, du suivi du/des projets et de la réalisation des objectifs définis dans la/les propositions d’opération dans la région Extrême-Nord, et le cas échéant, propose des ajustements ou des développements pour en garantir la pertinence.

Il met en place l’ensemble des outils nécessaires à la mesure d’impact du projet. Il veille à ce que le monitoring soit réalisé dans le cadre et avec les outils définis. Il synthétise l’ensemble des informations et des données recueillies. Il est en contact permanent avec le terrain, les bénéficiaires, les autorités locales et les autres partenaires et acteurs de l’aide humanitaire. Il/Elle sera chargé(e) de la définition des équipes nécessaire pour l’implémentation de ces programmes ainsi que de leur formation et de leur suivi.

Il/Elle sera en charge de l’analyse des évaluations effectuées concernant le domaine du CMC au Cameroun, de participer à l’écriture des propositions adéquates, et de suivre le(s) programme(s) en cours.

Principales activités

Sécurité : Il/Elle est responsable de la gestion de la sécurité des équipes sur le camp de réfugiés de Minawao. Il/Elle transmet toutes informations d’ordre sécuritaire à son/sa responsable hiérarchique.

Programmes : Il/Elle coordonne les équipes et s’assure de la bonne mise en œuvre des programmes sur le camp de réfugiés de Minawao, sous la supervision technique du CdM adjoint aux programmes et hiérarchique du RdB Maroua. Il/Elle s’assure en particulier de la bonne mise en œuvre et du suivi du programme technique CMC sous sa responsabilité.

Ressources Humaines : Il/Elle assure la supervision de l’ensemble des équipes sous sa supervision.

Suivi logistique, administratif et financier : Il/Elle supervise les volets logistiques, administratifs et financiers pour la mise en œuvre des programmes, et s’assure du respect des procédures afférentes, avec l’appui fonctionnel du logisticien et de l’administrateur de sa base d’affectation.

Représentation : Il/Elle représente l’association auprès des partenaires, autorités et différents acteurs locaux impliqués dans la gestion du camp.

Coordination : Il/Elle centralise et diffuse l’information de/vers sa base et consolide le « reporting » interne et externe des activités mises en œuvre dans le camp.

Evaluation / Stratégie : Il/Elle participe à l’élaboration de la stratégie et propose de nouvelles interventions en fonction des besoins identifiés sur sa zone d’intervention.

Profil recherché

Formation

Au minimum un bac + 3 humanitaire, droit (droits de l’homme)

Expériences
professionnelles

Expérience internationale de 2 ans

Expérience en ONG conséquente de 2 ans

Expérience 1 an minimum en gestion de camps de réfugiés

Expérience en gestion d’équipe

Aptitudes
transversales

Bonne qualité organisationnelle

Capacités managériales

Connaissances en gestion de projets

Langues

Français, Anglais

Autre

De nombreux déplacements sur le terrain à prévoir

Conditions

Rémunération

Salaire Brut Mensuel: de 1 815 à 2 145 Euros selon parcours en Solidarité Internationale + majoration de 50€ par semestre d’ancienneté avec PUI

Prises en charge

Frais Pris en Charge: notamment transport AR Domicile / Mission, visas, vaccins…

Assurance comprenant couverture médicale et complémentaire santé, assistance 24/24h, rapatriement et prévoyance

Hébergement en maison collective

Frais de Vie (« Per diem »)

Vacances

Régime de Break: 5 jours ouvrés à 3 et 9 mois de mission + prime de break

Régime de congés payés: 5 semaines de CP / an + billet A/R au domicile tous les 6 mois

Télécharger le profil de poste complet en pdf

Personne chargée de l'offre

Responsable

Julien Dondenne, Chargé de Ressources Humaines Expatriées


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