Cameroun – Un(e) Coordinateur/trice Terrain à Ngaoundéré

Informations clés

Titre du poste

Cameroun – Un(e) Coordinateur/trice Terrain à Ngaoundéré

Pays

Cameroun

Lieu (ville/région)

Ngaoundéré

Type de collaboration

Salarié

Type de contrat

CDD

Date de prise de poste

Dès que possible

Durée du poste

6 mois

Résumé du poste

Contexte

Crise centrafricaine

Plus de quatre ans après le démarrage de la crise, la République Centrafricaine présente aujourd’hui des signes positifs de stabilisation et semble initier un début de sortie de crise. Cependant, malgré la signature des accords de paix à Brazzaville en 2014, l’organisation du Forum de Bangui en mai 2015 (qui a réunit les différentes parties prenantes du conflit et de la société centrafricaine) et la tenue des élections présidentielles dans un calme relatif, la situation reste extrêmement volatile. Les groupes et milices armés sont encore extrêmement présents dans le pays et continuent les exactions et pillages.

Depuis que la crise a éclaté en RCA en décembre 2013, plus de 140 000 réfugiés, majoritairement musulmans, ont traversé la frontière camerounaise au niveau des régions de l’Est et de l’Adamaoua. Après une phase de stabilisation durant le second semestre 2014 et quelques retours spontanés, le HCR estime, dans son aperçu des besoins humanitaires pour le Cameroun, que 253 000 réfugiés centrafricains sont encore présents dans le pays. Si la situation est moins dramatique pour ces populations qu’elle ne l’a été en phase d’urgence durant l’année 2014, elle reste toutefois extrêmement préoccupante avec notamment une couverture des besoins de base partiellement assurée et des conditions en termes de logement ou d’accès à l’eau et assainissement restant préoccupantes et engendrant des risques sanitaires liés à la forte concentration de la population.

En outre, cette vague de réfugiés s’est additionée au précédent afflux de réfugiés centrafricains entre 2004 et 2011, soit environ 99 000 personnes, installés dans les villages camerounais. Ces réfugiés, dits anciens réfugiés, ont été les premiers à accueillir les nouveaux réfugiés de 2014. Une partie de ceux-ci a été installée dans les sites de réfugiés mis en place dans le cadre de la réponse humanitaire coordonnée par l’UNHCR afin de désengorger les sites frontaliers et assurer une prise en charge efficace des besoins immédiats. A ce jour, 7 sites (Timangolo, Lolo, Mbile, N’Garissingo et Gado à l’Est, NGam, Borgop dans l’Adamaoua) accueillent des réfugiés dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua, regroupant 55% des nouveaux réfugiés.

L’autre partie des réfugiés (45%) s’est installée sur les points d’entrée et dans les villages d’accueil. Néanmoins, à ce jour, l’aide humanitaire se concentre essentiellement sur les sites de réfugiés, et les besoins constatés dans les points d’entrée et dans les villages hôtes restent nombreux, urgents et non couverts. L’installation des nouveaux réfugiés a considérablement accru la pression sur les ressources existantes, et plus particulièrement sur les infrastructures d’approvisionnement en eau, les ressources en bois, les infrastructures publiques (écoles, centres de santé…), ce qui a augmenté le risque de tensions entre les communautés hôte et réfugiée.

Au-delà de la situation des réfugiés, la situation structurelle des équipements de base et des pratiques, notamment en terme d’hygiène et d’assainissement, dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua est historiquement mauvaise. La pression supplémentaire des réfugiés dans la zone aggrave encore un peu plus cette situation et a aussi exacerbé les besoins pour les populations locales. L’UNHCR estime ainsi que pour l’Est et l’Adamaoua, ce serait au total (population hôte et réfugiés centrafricains) plus de 711 000 personnes qui seraient en besoin d’une assistance humanitaire (Aperçu des Besoins Humanitaires 2018).

Crise nigériane

Depuis 2013, les attaques et exactions du groupe islamiste Boko Haram au Nigéria, en particulier dans l’Etat du Borno, ont forcé plus de 70 000 nigérians à fuir vers le Cameroun. Suite à la déclaration de guerre contre Boko Haram, par Paul Biya, Président de la République du Cameroun, les incursions de cette secte en territoire camerounais s’intensifient dès mai 2014 et le développement d’actes terroristes sur le territoire camerounais à partir de 2015 dans la zone frontalière avec le Nigéria ont provoqué d’importants mouvements de population

camerounaise en particulier dans les départements du Mayo-Sava, Mayo-Tsanaga, et Logone-et-Chari. Début 2018, on compte plus de 236 000 personnes déplacées internes dans la Région de l’Extrême Nord et de nouveaux déplacements et entrées continuent d’être enregistrés. Ces mouvements de la population posent un sérieux problème d’accès aux ressources et aux besoins de première nécessité. La région de l’Extrême-Nord est en outre touchée par une crise alimentaire, nutritionnelle et sanitaire structurelle.

[Ce poste est basé à Ngaoundéré (dans la region de l’Adamaoua) et est lié à la crise centrafricaine. Le contexte de la crise nigérianne est laissé à titre d’information (interventions dans l’Extrême-Nord du pays)]

Responsabilités

Sous la responsabilité du/de la Chef/fe de Mission, le/la Coordinateur/trice Terrain est en charge du bon fonctionnement de la base de Ngaoundéré et de la bonne mise en œuvre des projets développés sur cette base.

Principales activités

Sécurité : Il/Elle est responsable de la sécurité sur sa base.

Programmes: Il/Elle coordonne les équipes et s’assure de la bonne mise en œuvre du et/ou des projet(s) sur sa base.

Ressources Humaines: Il/Elle supervise l’ensemble des équipes de la base, personnel expatrié et national.

Suivi logistique, administratif et financier: Il/elle suit les volets logistiques, administratifs et financiers sur sa base pour la mise en œuvre des programmes, et s’assure du respect des procédures afférentes, avec l’appui fonctionnel du/de la Coordinateur/trice Logistique (CoLog), du/de la Coordinateur/trice Administratif/ve et Financier/e (CAF) et du/de la Coordinateur/trice RH de la mission.

Représentation: Il/Elle assure la représentation de PUI sur la zone dont il/elle à la charge auprès des partenaires, bailleurs et des différentes autorités.

Coordination: Il/Elle assure la bonne circulation des informations entre la zone dont il/elle a la charge et l’équipe PUI de coordination, et participe à l’orientation stratégique de la mission.

Evaluation / Stratégie : Il/Elle participe à l’identification des besoins dans sa zone d’intervention. Il/Elle participe à l’élaboration de la stratégie et propose de nouvelles interventions en fonction des besoins identifiés dans sa zone d’intervention.

Profil recherché

Formation

Gestion de projets

Expériences
professionnelles

Expérience humanitaire en projets d’urgence

Expérience internationale

Expérience en logistique et administration

Aptitudes
transversales

Bonne qualité organisationnelle

Bonne capacité rédactionnelle

Capacités managériales

Connaissances en gestion de projets

Langues

Français indispensable

Conditions

Rémunération

Salaire Brut Mensuel: de 2 200 à 2 530 Euros selon parcours en Solidarité Internationale + majoration de 50€ par semestre d’ancienneté avec PUI

Prises en charge

Frais Pris en Charge: notamment transport AR Domicile / Mission, visas, vaccins…

Assurance comprenant couverture médicale et complémentaire santé, assistance 24/24h, rapatriement et prévoyance

Hébergement en maison collective

Frais de Vie (« Per diem »)

Vacances

Régime de Break: 5 jours ouvrés à 3 et 9 mois de mission + prime de break

Régime de congés payés: 5 semaines de CP / an + billet A/R au domicile tous les 6 mois

Télécharger le profil de poste complet en pdf

Personne chargée de l'offre

Responsable

Julien Dondenne, Chargé de Ressources Humaines Expatriées


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