Cameroun – Un(e) Conseiller(ère) Technique SAME à Maroua

Informations clés

Titre du poste

Cameroun – Un(e) Conseiller(ère) Technique SAME à Maroua

Pays

Cameroun

Lieu (ville/région)

Maroua

Type de collaboration

Salarié

Type de contrat

CDD

Date de prise de poste

15/05/2019

Durée du poste

6 mois

Résumé du poste

Contexte

Crise centrafricaine

Après plus de 30 années durant lesquelles la République Centrafricaine (RCA) a subi de multiples crises politico-militaires, dont la dernière en mars 2013, la Centrafrique a semblé connaitre un retour à l’ordre constitutionnel avec l’investiture du Président Touadéra en mars 2016 puis la tenue d’élections législatives. Pourtant, des regains de violence fin 2016 (liés à l’assassinat d’un commandant de l’armée à Bangui et aux affrontements dans les régions du centre à Kaga Bandoro) ont douché les espoirs d’une stabilisation sécuritaire. Fin 2017, de nouveaux épisodes de violence ont agité la RCA, notamment avec les attaques meurtrières envers les Peuls à Pombolo et Kembé. Cette instabilité combinée aux conflits armés conduit à des mouvements de population massifs vers les pays frontaliers de la RCA depuis le début de la crise en 2013. Ainsi, l’année 2017 s’est achevée sur un total d’environ 216 000 réfugiés centrafricains au Cameroun. De manière générale, la situation sécuritaire en République Centrafrique reste très volatile, occasionnant des arrivées, toujours spontanées sur les sites, dont plusieurs ont déjà atteint leur capacité maximale, tous les mois. Pourtant, il n’y a pas eu d’arrivées massives au Cameroun en 2018, même si plusieurs vagues d’arrivées spontanées ont été enregistrées notamment en début d’année 2018 et en mai 2018. On dénombrait à la fin 2018 216 617 réfugiés dans les 3 régions hôtes de la crise centrafricaine. Ces population souffrent d’un accès limité à des opportunités économiques, aux soins et ont besoin de sécurité alimentaire et de protection. Malgré les défis majeurs à relever dans un contexte marqué par l’autonomisation des réfugiés et compte tenu de la réduction de près de 45% de la ration alimentaire et la mise sur pied de  nouvelles approches liées à l’assistance (Cash transfert, Ciblage, Auto-construction, etc.), cet afflux de réfugiés pourrait contribuer à l’accentuation de la précarité des populations vivant dans les sites et villages d’accueil ainsi que des populations hôtes des régions du Nord, de l’Est et de l’Adamaoua. Ceci continue d’augmenter la pression sur l’accès aux services de base.

Crise nigériane

L’Extrême Nord du Cameroun, connaît, depuis 2015, des cycles de violences dus à la présence de groupes armés. Les exactions commises par ces groupes ont profondément impacté la région, provoquant des mouvements massifs de population. Aujourd’hui, la région continue de subir des attaques sporadiques de la part d’éléments « isolés » ou « infiltrés » assimilés au groupe armé Boko Haram entre autres. On constate un ralentissement économique dans l’ensemble de la région dû à la faible perméabilité des frontières avec le Tchad et le Nigeria, à la forte criminalité et aux mouvements de populations ayant affecté les opportunités de travail et d’équilibre alimentaire, fragilisant davantage les ménages les plus vulnérables.

On estime aujourd’hui à 101 404 le nombre d’individus réfugiés nigérians présents dans la région de l’Extrême Nord du Cameroun et à 227 581 le nombre de personnes déplacées internes (PDIs) présentes dans cette même région. L’Extrême Nord accueille 44 830 réfugiés hors camp et 54 753 réfugiés dans le camp de Minawao où PUI travaille pour assurer la coordination et le management du camp entre les acteurs humanitaires qu’y interviennent. Ces populations migrantes se retrouvent démunies et leurs moyens d’existence profondément affaiblis.  Le département du Logone et Chari est de loin le plus touché par les déplacements de populations avec 98.83% des PDI qui sont originaires de ce département (IOM, DTM 15). De plus, la région de l’Extrême Nord en général, et tout particulièrement le département du Logone et Chari, fait face depuis longtemps à des difficultés structurelles (faibles réseaux routiers, pauvreté, manque d’infrastructures, etc.) et climatiques (sécheresse, inondation, dégradations des cultures, baisse de la fertilité des sols, etc.) qui fragilisent les conditions de vie des populations dont les ressources sont déjà limitées.

Responsabilités

PUI s’est associée en consortium avec quatre autres ONG internationales basées au Cameroun (ACF, CARE France, Croix Rouge Française et Solidarités International) sous le lead d’ACF pour mettre en oeuvre le programme « RESILIANT » avec l’appui financier de l’Union Européenne. Ce programme d’une durée de 36 mois propose une réponse intégrée à la problématique des mouvements de populations dans le Septentrion Camerounais, en coordination avec les réponses apportées par les autres programmes pour contribuer à la stabilité de la région. L’action vise à renforcer les capacités de résilience des populations déplacées, réfugiées et locales affectées par la crise dans le septentrion camerounais via la redynamisation du tissu économique et social.

Chaque partenaire du Consortium RESILIANT a la responsabilité technique d’un secteur d’intervention du Programme : SAME (PUI), WASH (Solidarités), Santé-Nutrition  (CRF), Gouvernance locale (CARE France), et Coordination/plaidoyer (ACF). Les Conseillers techniques seront partie intégrante d’une cellule de coordination du consortium, basée à Maroua à l’Extrême Nord du Cameroun.

Aussi, le Conseiller Technique SAME est placé sous la responsabilité hiérarchique de la CDM Adjointes aux Programmes et sous la responsabilité fonctionnelle du Coordinateur Terrain PUI à Maroua.

Principales activités

Le Conseiller Technique SAME est chargé de renforcer et développer les interventions SAME du projet afin de garantir leur qualité, leur pertinence et leur harmonisation auprès de l’ensemble des membres du Consortium RESILIANT. Il est aussi impliqué dans les activités de PUI Cameroun en lien avec son secteur :

Programmes (consortium) : Il/Elle fournit un appui fonctionnel aux responsables SAME de projet du consortium dans la mise en œuvre du projet en ce qui concerne les aspects techniques. est responsable de la supervision technique des activités mises en œuvre par PUI dans le cadre du projet (supervision et validation technique et opérationnelle de la stratégie d’intervention et implémentation des activités SAME PUI). – Harmonisation des approches et des outils techniques de son secteur. Il /elle est responsable du suivi technique des activités de son domaine auprès des autres membres du consortium; de la coordination des études et enquêtes de son domaine en lien avec le Coordonnateur du Consortium.

Capitalisation: Elaboration des fiches techniques/documents de capitalisation  technique;

Ressources Humaines / Formation : Il/Elle supervise fonctionnellement le personnel technique de PUI dans les secteurs concernés par ses projets, apporte son soutien dans le recrutement de profils techniques et supervise les actions de formations techniques à partir des besoins identifiés.

Représentation / Coordination : Il/Elle assure et coordonne la représentation sectorielle du consortium et de PUI pour le domaine technique dont il/elle a la maîtrise auprès des partenaires, bailleurs et des différentes autorités de l’Etat au niveau régional, et contribue à la bonne circulation des informations sur la Il/elle entretient et développe de bonnes relations de travail ainsi qu’une bonne visibilité du consortium et de PUI auprès des autorités civiles et des autres acteurs humanitaires (agences de l’ONU, ONG), Il/elle représente le consortium et PUI dans les réunions cluster sécurité alimentaire.

Evaluation / Stratégie : Il/Elle participe à l’élaboration de la stratégie opérationnelle de PUI et propose de nouvelles interventions en fonction des besoins identifiés dans le pays d’intervention.

Reporting : Validation du volet technique des rapports à soumettre au bailleur de fonds;

Sécurité : Il/Elle contribue au respect des règles de sécurité sur la mission et transmet toutes informations d’ordre sécuritaire à son/sa responsable hiérarchique et/ou au responsable « sécurité » de la mission.

Développement de projet : il/elle est sollicité(e) sur les aspects techniques le concernant en lien avec l’écriture de nouveaux projets pour la mission et participe au développement de ces propositions.

Profil recherché

Formation

Bac+5 en Agronomie, et/ou sécurité alimentaire et Moyens d’Existence.

Expériences
professionnelles

Minimum 2 ans d’expérience professionnelle humanitaire.

Aptitudes
transversales

Excellente qualité rédactionnelle

Connaissances en gestion de projets

Connaissance des procédures logistiques et administratives

Gestion d’équipe

Gestion des conflits

Langues

Le français est obligatoire, l’anglais, l’arabe tchadien ou le fulfulde sont des atouts.

Special
conditions

Poste basé à Maroua avec déplacements fréquents à Yaoundé et dans les 12 communes d’intervention du projet RESILIANT.

Conditions

Rémunération

Contrat à Durée Déterminée de 6 mois

Salaire Brut Mensuel: de 1 815 à 2 145 Euros selon parcours en Solidarité Internationale + majoration de 50€ par semestre d’ancienneté avec PUI.

Prises en charge

Frais pris en charge notamment transport AR Domicile / Mission, visas, vaccins…
Assurance comprenant couverture médicale et complémentaire santé, assistance 24/24h, rapatriement et prévoyance
Hébergement en maison collective
Frais de vie (« Per diem »)

Vacances

Régime de Break : 5 jours ouvrés à 3 et 9 mois de mission + prime de break
Régime de Congés Payés : 5 semaines de CP / an + billet A/R au domicile tous les 6 mois

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Personne chargée de l'offre

Responsable

Julien Dondenne, Chargé de Ressources Humaines Expatriées


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